MUTILATION GÉNITALE FÉMININE : LE PRIX PANAFRICAIN EFUA DORKENOO DÉCERNÉ À UNE JOURNALISTE BURKINABÈ

Dr Edwige Adékambi, représentante de l'UNFPA

Dr Edwige Adékambi, représentante de l’UNFPA

Le Fonds des Nation unies pour la population(UNFPA) en collaboration avec le quotidien britannique The Gardian ont organisé un concours panafricain afin de récompenser les reportages sur les Mutilations génitales féminines(MGF). Le concours a fait ses lauréats, parmi lesquels, un journaliste de la radio Municipale de Ouagadougou, Céline Elola. La remise des prix a eu lieu ce 22 mars 2016.

C’est en octobre 2014 que le Secrétaire général des Nation Unies, Ban Ki-moon a annoncé une collaboration entre le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le quotidien « The Gardian » pour l’organisation d’un concours panafricain récompensant les reportages sur les Mutilations génitales féminines(MGF).

Selon la représentante de l’UNFPA, Dr Edwige Adékambi Domingo, les MGF sont toujours une actualité au Burkina : « C’est environ 76% des femmes qui sont excisées ». Mais une évolution positive a été amorcée, qui montre que la proportion de femmes excisées diminue si l’on compare les générations. De même, les résultats de l’enquête multisectorielle continue publiée en 2015 « donnent un taux de prévalence de 11% chez les filles de 0 à 14 ans contre 13% dans la même tranche d’âge en 2010 ».

Si ce taux de prévalence a baissé, c’est aussi grâce aux médias, de par leur sensibilisation. Le Ministre de la communication, Rémis Dandjinou, président de la cérémonie de remise de prix, a salué le rôle inestimable des journalistes dans ce combat et les a interpelés sur la dynamique qu’ils peuvent encore insuffler. « Les hommes et les femmes de médias doivent être conscients du pouvoir qu’ils ont à faire changer les mentalités des populations », a-t-il souligné.

L’UNFPA et The Guardian ont donc uni leurs forces pour lancer « le Prix panafricain Efua Dorkenoo », du nom d’une Ghanéenne, ardente militante contre les MGF. Le prix a été adressé aux journalistes pour primer les efforts de reportages et de téléreportages sur les MGF en Afrique.

Trois catégories étaient concernées : la presse écrite, la radio et la télévision. Et ce sont au total 91 œuvres de journalistes africains dont 9 du Burkina Faso qui ont été mises en compétition. Aux termes des délibérations au niveau continental, la journaliste Burkinabè Céline Elola de la radio Municipale de Ouagadougou a ravi la première place dans la catégorie radio et est deuxième, toutes catégories confondues.

La lauréate du prix sur les MGF

A travers ce prix, la lauréate voit une distinction destinée au Burkina, qui s’est engagé contre cette pratique. Pour elle, c’est une lutte qui se mène au plan national : « C’est un sentiment de fierté de voir mon pays distingué à l’international dans cette lutte que nous menons au quotidien ».

Pour cette année 2016, un autre concours sera lancé au plan national. La représentante de l’UNFPA l’a annoncé en ces termes : « Le Bureau Pays a décidé de mettre en place cette année un concours pour récompenser les journalistes travaillant dans les médias burkinabè qui se distingueront à travers la reproduction d’œuvres sur la promotion de l’abandon des mutilations génitales féminines ».

Issouf NASSA

Burkina24

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