Mystère autour d’un infanticide à Pikine: Fatou Kéita vers un acquittement après 6 ans de prison

La dame Fatou Kéita a été attraite hier devant la barre de la Chambre criminelle de Dakar. Elle était poursuivie pour infanticide. Mais elle a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés. A l’enquête préliminaire comme à l’instruction d’audience, Fatou Kéita a opté pour la dénégation systématique comme moyen de défense.

Toutefois, elle a reconnu qu’à la date du 19 avril 2011, elle avait expulsé dans les toilettes de leur maison sise à Pikine un caillot de sang. A l’en croire, c’était à la suite d’un malaise qu’elle avait eu cette nuit-là vers les coups de 5 heures du matin. Sa mère Gnima Maronne prise de panique l’avait conduite d’urgence au centre de santé Dominique de Pikine selon La Tribune.

Placée sous observation, la sage-femme qui était responsable de son suivi médical a décelé quelques anomalies faisant croire à un infanticide. Alertée, la police a aussitôt ouverte une enquête. La perquisition effectuée au domicile de la suspecte, n’a rien donné. Les limiers ont fouillé de fond en comble la chambre de la mise en cause. Mais aucun corps sans vie d’un nouveau-né, n’a été trouvé.

Fatou Kéita a cependant été perdu par son dossier médical faisant état de présence de débris placentaire dans son utérus. C’est sur ces entrefaites qu’elle a été cravaté puis placée sous mandat de dépôt. Son petit ami, un certain Ousmane Diankha a été aussi entendu dans le cadre de cette procédure pour la manifestation de la vérité. Sans ambage, il a reconnu qu’il a entretenu a plusieurs reprises des relations sexuelles non protégées avec Fatou Kéita.

A l’en croire, cette dernière qui est mariée et mère de trois enfants lui avait cachée sa situation matrimoniale. C’est lors des débats d’audience, que le maître des poursuites a confirmé que l’accusée était bel et bien sous les liens sacrés du mariage au moment des faits.

Mais étant donné qu’aucun bébé n’a été retrouvé mort dans cette affaire, le représentant du ministère public a requis l’acquittement pure et simple à l’encontre de l’accusée. Dans la foulée, cette dernière qui avait visiblement la baraka lors de son procès, a également bénéficié d’une liberté provisoire, à la suite de la requête introduite par la défense.

Mais Fatou Kéita sera tout de même définitivement fixée sur son sort le 4 juillet prochain.

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