Nigéria : Muhammadu Buhari veut une justice « juste » pour éradiquer la corruption

Muhammadu-BuhariC’est l’un des points essentiels de son programme qui lui a permis de prendre le pouvoir en mars 2015. La corruption, ce fléau qui ronge à n’en point cesser l’économie nigériane sévit toujours, plus d’un an après l’arrivée au pouvoir du général Muhammadu Buhari. Le président nigérian a sollicité lundi l’appui de la justice pour mieux coordonner la lutte.

Selon le chef de l’Etat nigérian, il est nécessaire que le pouvoir judiciaire demeure impartial en jouant son rôle dans la lutte contre la corruption dans le pays. Une formation est d’ailleurs en cours dans ce sens sur les « rôles du pouvoir judiciaire dans la lutte contre la corruption ». C’est une initiative du Comité consultatif présidentiel contre la corruption en collaboration avec l’Institut national de la magistrature, le Secrétariat du Commonwealth et de l’ONUDC. M. Buhari a exhorté le pouvoir judiciaire à être à l’avant-garde des efforts visant à développer la jurisprudence fondée sur les droits en tant qu’élément de l’approche multidisciplinaire préconisée dans la lutte contre la corruption.

« Le pouvoir judiciaire a un rôle capital à jouer dans la lutte contre la corruption en appliquant les lois applicables. Le système judiciaire a le devoir sacré de veiller que l’administration de la justice pénale ne soit pas retardée », a-t-il dit.

Buhari a dénoncé l’utilisation de tactiques dilatoires par certains avocats de la défense et les procureurs dans les affaires de corruption. Une habitude qui frustre la campagne contre la corruption. D’après lui, un système judiciaire efficace et équitable est la clé pour la réussite de toutes les initiatives contre la corruption. Le général assure que la lutte contre la corruption resterait l’une des principales priorités de son administration dans l’espoir de rétablir l’économie et de construire un nouveau Nigeria.

« L’éradication de la corruption était une tâche commune impliquant non seulement les juges et les membres de la profession juridique, mais littéralement toutes les parties prenantes, y compris tous les niveaux de gouvernement, les médias et la société civile », précise le président.

Le président a fait observer que l’avenir de la lutte contre la corruption au Nigeria reposait non seulement sur les systèmes de prévention fonctionnels, mais aussi sur un régime des sanctions efficaces et d’application en conformité avec les lois. « Mon administration compte sur l’aide de la justice dans ce domaine », a laissé entendre le président.

Pour y arriver, la justice sera dotée d’un personnel de qualité, de ressources suffisantes, qui encourage et reconnaît les juges dévoués, engagés et motivés.

© OEIL D’AFRIQUE

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