Noël : le pape François a célébré sa première messe de minuit

Le 77e Noël de Jorge Bergoglio restera sans doute l’un des plus importants de son existence.Mardi soir, l’ancien évêque argentin, habitué jusqu’ici à célébrer la messe de minuit dans les églises de Buenos Aires, a commémoré la naissance du Christ dans la basilique Saint-Pierre du Vatican pour la première fois, après son arrivée au Saint-Siège en mars dernier.le pape

Peu après 21 h 30, devant 30 cardinaux et 40 évêques, ainsi que des centaines de fidèles réunis à l’intérieur de la basilique, le successeur de Benoît XVI a déposé en silence une statuette de cire représentant l’enfant Jésus devant l’autel, avant de la bénir avec son encensoir, sans déroger à la tradition.

« C’est une messe particulière pour le pape François. Non seulement, il a célébré sa première messe de Noël, mais c’est aussi la date anniversaire de son baptême, le 25 décembre 1936. Noël symbolise donc à la fois le jour de la naissance du Christ et celui où il est né chrétien», souligne Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France. Huit jours avant l’anniversaire de son baptême, c’est l’anniversaire de sa naissance qu’a fêté le pape François, venu au monde un 17 décembre dans la capitale argentine.

Une crèche napolitaine sur le parvis

« Noël reste aussi une fête très associée à saint François d’Assise (Ndlr : le saint auquel le pape doit son nom). C’est lui qui a inventé la crèche. Jésus est né dans une grande pauvreté. François d’Assise, comme le pape, a beaucoup œuvré pour les pauvres », explique Mgr Podvin.

L’humilité et la charité de ce saint ont toujours suscité la profonde admiration du pape François, qui s’efforce de perpétuer son œuvre. La gigantesque crèche napolitaine figurant la naissance de Jésus à Bethléem, installée un peu plus tôt sur la place Saint-Pierre, où des milliers d’autres croyants étaient réunis, portait d’ailleurs les noms de « Franscesco 1223-Francesco 2013 ». Une façon de rappeler à nouveau le lien entre le saint d’Assise, qui avait prêché la pauvreté radicale, et le pape argentin qui a annoncé vouloir « une Eglise pauvre pour les pauvres ».

Dans sa courte homélie, prononcée en latin et en italien, mais aussi en anglais et en chinois, Jorge Bergoglio n’a pas manqué d’exprimer son amour pour les exclus de la société. « Les bergers ont été les premiers à recevoir l’annonce de la naissance de Jésus-Christ. Ils ont été les premiers parce qu’ils étaient parmi les derniers, les marginalisés », a-t-il déclaré, l’air grave et solennel.

Jésus « n’est pas un maître de sagesse »

Il a aussi rendu grâce à Jésus, qui « n’est pas un maître de sagesse » ni « un idéal dont nous savons que nous sommes inexorablement éloignés ». « Il est le sens de la vie et de l’histoire qui a placé sa tente au milieu de nous », a-t-il ajouté.

La messe s’est terminée vers 23 heures, après que le Saint-Père eut repris l’enfant Jésus dans ses bras pour aller le reposer dans son berceau au cœur d’une crèche élevée à l’intérieur de la basilique.

Cette messe très particulière était certainement « un moment de joie, de recueillement » pour le pape François, plus qu’une source de « pression», remarque le porte-parole de la Conférence des évêques de France. « Aujourd’hui (Ndlr: mercredi 25 décembre) lors de la bénédiction urbi et orbi (Ndlr: à la ville et au monde, devant les fidèles de la place Saint-Pierre), ce sera plus l’homme d’Etat des relations internationales qui va s’exprimer. Il commentera sûrement l’actualité », ajoute Mgr Bernard Podvin.

LeParisien.fr

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