Ouverture ce matin de la Biennale : Dak’Art s’éveille dans Dakar

Ce matin au Grand Théâtre de Dakar, le Premier ministre Aminata Touré procèdera au lancement officiel de la 11e édition de la Biennale des arts (Dak’art). Du 9 mai au 8 juin, la capitale sénégalaise va vibrer aux couleurs de celle-ci. A la veille de cet important rendez-vous, Le Quotidien est allé sonder l’ambiance.

Il sonnait 10 heures hier dans l’immeuble de la Biennale des arts de Dakar situé sur la rue Albert Sarraut. Les fonctionnaires du ministère sont déjà à leur poste très affairés et concentrés sur leurs ordinateurs. Un calme règne dans le bâtiment et même les entrées et sorties de certains visiteurs ne perturbent nullement le travail.

Dans le long couloir du premier niveau, comme dans les bureaux voisins, ça rythme aux sons des salamalecs. C’est l’heure des retrouvailles. Festivaliers et préposés à diverses tâches se font des accolades et se saluent en toute gaieté. Pendant ce temps, quelques invités et autres participants venus de divers pays commencent à faire la queue dans le bureau communication. Ici, ce n’est pas encore le grand rush. Et l’on en profite pour procéder en toute décontraction à la remise des accréditations.

Aminata Badji Dione est à la commande. Cette animatrice culturelle est chargée d’aider les festivaliers à retrouver leur badge dans les cartons disposés sur la table ou, à défaut, à en confectionner. Elle ne semble pas encore submergée par le travail.

D’ailleurs, Mme Dione, sourire aux lèvres, trouve le temps de proposer à ceux qui ont oublié de remplir les formulaires d’accréditation de le leur faire séance tenante. «Vous n’avez pas rempli avant de venir ici ?

Ok. Pas de soucis, je vous aide à le faire tout de suite et vous attendez pour avoir vos accréditations», lance la jeune dame à un groupe de journalistes venus récupérer le sésame qui leur permettra de faire le tour de tous les expositions, conférences, salons… sans un souci. Dix minutes d’attente suffisent et chaque demandeur se fait accréditer. Aussi, pour mieux prendre en charge les préoccupations des festivaliers anglophones, la Biennale a-t-elle mis en collaboration des jeunes filles bilingues.

Celles-ci sont aux aguets. Un groupe de touristes venus tout droit de New York se présente. C’est une délégation de 8 personnes dont 3 dames et 5 hommes. Ils expliquent qu’ils ont exprès programmé leurs vacances en mai, histoire de profiter des belles œuvres qui seront exposées à Dak’art 2014.

Ces touristes, sûrement des amateurs d’art, ont pris les devants des mois à l’avance, en envoyant leur demande d’accréditation au service communication. Après quelques secondes de recherche, leurs cartons sont retrouvés et ils sont servis. Heureux, ils repartent sûrs de pouvoir passer une belle fête des arts.

En attendant le démarrage
Au secrétariat de la Biennale, ça n’arrête pas de défiler. Entre bruits de la photocopieuse et ceux des claviers, l’on distribue par ailleurs des cartons d’invitation. Ici, les festivaliers récupèrent les programmes du «in» ou du «off», déjà disponibles. A côté, le bureau du Secrétaire général est hermétiquement fermé. Renseigne­ments pris, l’on informe que le maître des lieux est en train de régler les derniers détails avant le lancement, prévu ce matin à 10 h, au Grand Théâtre de Dakar.

Toutefois, ses invités venus des quatre coins du monde se projettent déjà dans l’ambiance du festival. Interpellé sur l’accueil à la veille de ce grand rendez-vous culturel, Kinani, un journaliste Kenyan venu pour la première fois au Sénégal, dit être assez satisfait de celui-ci. «J’ai toujours entendu parler de la téranga sénégalaise. Mais je vis cette téranga depuis hier. Car je trouve les gens très accueillants. Sur la route, même s’ils ne comprennent pas l’anglais, les gens essayent toujours de m’aider à retrouver la route. Ici à la Biennale, tout marche pour le moment et j’en suis heureux», dit-il.

arsene@lequotidien.sn

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