PAIEMENT DES BOURSES DANS LES UNIVERSITES PUBLIQUES 2832 bourses indues recensées

ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw NianePendant que les étudiants des universités publiques sénégalaises réclament à cor et à cri le paiement et la revalorisation de leurs bourses, de nouvelles révélations font état de 2 832 bourses payées indûment dont 1 800 au niveau du troisième cycle.

C’est un véritable trafic illicite de bourses qui prévaut ainsi dans le sous-secteur et coûte chaque à l’Etat du Sénégal des milliards. La révélation est du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane. Il se prononçait hier, mercredi 21 mai 2014, face à la presse, sur la question des bourses des étudiants et la situation des campus pédagogiques des universités publiques.

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (Mesr) s’est engagé dans la traque des bourses indues en portant d’ores et déjà une plainte contre X auprès du Procureur de la République pour que la lumière soit faite dans cette affaire.
En effet, Mary Teuw Niane a annoncé hier que ses services ont recensé, à la date d’hier 2 832 personnes ayant toujours perçu des bourses de manière indue, dont 1 800 au niveau des bourses de troisième de cycle. Il s’exprimait hier, mercredi 21 mai 2014, lors d’un face à face avec les journalistes sur la situation des bourses des étudiants et celle des campus pédagogiques des universités publiques.
Selon lui, ce scandale sur les bourses a été confirmé par un audit en cours. Et ceci porte à l’Etat un préjudice annuel qui se chiffre à des milliards. Le Mesr entend poursuivre l’audit dont les résultats seront largement partagés. Admettant que toutes les précautions seront prises pour assurer le paiement des bourses dans le souci d’éviter le risque d’alimenter ces trafics illicites, le ministre estime que « ces malversations (…) constituent un gaspillage des ressources insoutenables par nos finances publiques ».
L’ancien Recteur a relevé que la politique des bourses, fondée sur le mérite et le travail, mobilise près de 40 milliards FCfa dont 33 pour les étudiants qui poursuivent leurs études au niveau national et 7 pour les bénéficiaires de bourses extérieures. A cela, poursuit-il, s’ajoute les œuvres sociales (subvention des repas, du transport, prise en charge médicale) qui se chiffrent à plusieurs milliards.
Suffisant, dira-t-il, pour  les « étudiants de se concentrer sur leurs études, de consentir des efforts pour minimiser leurs échecs afin de s’assurer une formation qui leur servira d’ascenseur social à titre individuel et pour servir la nation ».
Revalorisation des bourses en étude
Les critères d’attribution des bourses des étudiants a soulevé une vague de contestations de la part des étudiants. Certains qui ont passé en classe supérieure, ont été surpris de ne voir aucune augmentation de leurs bourses. Le ministre rassure les étudiants en déclarant que les « Recteurs ont été informés que la direction des bourses procédera au changement de taux dès qu’elle aura terminé le traitement des bourses des nouveaux bacheliers ».
Informant qu’ils sont 84 000 étudiants l’année dernière à être boursiers, M. Niane pense que la perte de bourse à deux redoublements par cycle au lieu d’un, est un effort du gouvernement ».
En revanche, l’ancien recteur de l’Université Gaston Berger de Saint Louis annonce les dispositions idoines pour assurer la sécurité des biens et des personnes sur les campus. Car, le gouvernement, dit-il, ne permettra à personne d’user de la violence sur ces lieux d’acquisition du savoir que sont les universités. En aucun cas l’espace universitaire ne sera instrumentalisé à des fins politiques. C’est à ce titre qu’il a affirmé que « le projet de décret de la police universitaire est terminé. Et de dire en outre  : nous allons organiser un atelier de partage du texte avant de le soumettre au Conseil des ministres ».
Mary Teuw Niane tacle les étudiants
Si le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, parle du niveau bas de certains enseignants, son collègue de l’Enseignement supérieur et de la recherche a chargé les étudiants. Le ministre n’a pas fait dans la langue de bois pour dire : « quand les étudiants parlent français, vous avez peur. Avant d’ajouter : « ils ont un niveau faible de la langue qui est un impératif pour comprendre les Sciences et Technologies, entre autres ».
A titre d’exemple, le ministre part des résultats des différents concours pour préciser que  « les étudiants ne sont pas les premiers alors que ça n’a pas été le cas quand les sénégalais se classaient parmi les meilleurs ».

Ibrahima Baldé

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