Parrainage: La Société civile livre ses 5 ‘’limites’’

La Société civile ayant participé, sous l’invitation du Conseil constitutionnel, à la validation ou à l’invalidation des signatures de parrainage des 27 listes enregistrées a livré, hier, ses impressions. Moundiaye Cissé et ses homologues ont fait état de manquements, même s’ils se sont réjouis de l’invitation qui leur a été faite et du fait que la haute juridiction s’est conformée, dans les modalités pratiques, à sa déclaration parue le 23 novembre 2018. Le premier manquement noté a trait au règlement flou par rapport à l’ordre de dépôt des candidatures. A ce propos, la Société civile a eu à déplorer que les candidats, conscients du fait que l’ordre de dépôt est important par rapport surtout aux doublons, se sont bousculés au niveau du Conseil constitutionnel et cela a engendré des violences regrettables. A ce propos d’ailleurs, la formation qui a été donnée au niveau de la Direction générale des élections aux mandataires des candidats déclarés, avait beaucoup mis l’accent sur la nécessité de devoir ne pas tarder à déposer au risque de voir nombre de ses signatures invalidées. Le second point noté a été l’absence de référentiel de base à partir duquel les candidats collecteraient leurs signatures. En fait, ce qui se passe, à ce propos, c’est que les candidats ont dû travailleur un peu à l’aveuglette. Certes, les plénipotentiaires étaient bien formés, mais les collecteurs ne l’étaient pas forcément. Et même s’ils l’avaient bien été, ils n’avaient pas le fichier électoral qui leur aurait permis de comparer leurs données avec celles existant sur le fichier électoral. Ce faisant, rien d’étonnant s’ils se retrouvent avec un nombre aussi important de rejets. Abdoul Mbaye, par exemple, a eu plus de signatures rejetées qu’acceptées alors que nous savons que son mandataire est un chevronné de la chose électorale. La troisième limite, selon le patron de l’ONG 3D, c’est l’absence d’informations sur le fichier électoral. C’est justement ce que nous signalions supra. Les partis et coalitions n’étaient pas détenteurs du fichier et ont dû faire beaucoup d’erreurs matérielles. A ces motifs, s’ajoute le fait que les motifs de rejet n’étaient pas suffisamment détaillés par le Conseil constitutionnel. En effet, beaucoup de candidats recalés avaient déjà déploré le fait que le CC ait parlé d’’’autres motifs’’ qui, à leurs yeux, ne les édifiaient pas sur les vraies raisons pour lesquelles certaines signatures n’ont pas été acceptées. Certains ont dû d’ailleurs s’en référer au Président du Conseil constitutionnel et ont obtenu certaines explications. Toujours est-il qu’un tel manquement n’a fait qu’en rajouter à la confusion générale. Et la dernière limite soulevée a été l’inutilité des fiches de parrainage remplies. Ces fiches présentées aux citoyens ont été peu utilisées par la haute juridiction. Elle s’est contentée de clefs USB présentés par les candidats. Il n’y a pas eu alors de contrôle de signatures, ce qui, en soit, limite la portée du contrôle. Ainsi, la Société civile livre les limites de l’application d’une loi nouvelle qui, à la pratique, devra ainsi subir des modifications. Les autorités ne peuvent pas ne pas tenir compte des recommandations de la Société civile pour, à court terme, revoir les modalités de contrôle devant le Conseil constitutionnel et, à long terme, procéder à des retouches de la loi pour de prochaines élections. Assane Samb

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