Pesticides : en France, 93 % de nos cours d’eau sont désormais contaminés

Après une infiltration dans de nombreux milieux, les pesticides utilisés dans les cultures ont contaminé différents écosystèmes. Aujourd’hui, la contamination des cours d’eau est quasiment généralisée dans l’hexagone.

93 % des points d’eau touchés

Les pesticides, insecticides, fongicides, nématicitides ou toutes les autres substances destinées à lutter contre les organismes jugés « nuisibles » ont été utilisés pendant de nombreuses années chez les professionnels de l’agriculture comme chez les particuliers. Aujourd’hui, pointées du doigt par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et les associations de protection environnementale, ces substances se sont d’ores déjà infiltrées au sein des nappes phréatiques. Ainsi, la contamination des cours d’eau est quasi généralisée en France, notamment par des herbicides en métropole et des insecticides en outre-mer.

 Les secteurs aux taux de contamination les plus élevés correspondent aux zones de grandes cultures céréalières, maraichères ou encore viticoles : nord de la France, bassin parisien, sud-ouest, Rhône, Martinique. Seul 7% des points d’eau semblent exempts, situés principalement au quart sud-est ainsi qu’en Auvergne.

De manière globale, les cours d’eau sont plus contaminés que les eaux souterraines, qui présentent néanmoins une présence forte de pesticides. En effet, les nappes touchées sont essentiellement localisées en région Centre, dans les Charentes, le Vaucluse les Alpes de Haute Provence ou encore la Martinique.

Un danger pour nos écosystèmes jusqu’à notre consommation

Ces résultats, provenant des réseaux de surveillance mis en œuvre par les agences de l’eau en France métropolitaine et les offices de l’eau dans les départements outre-mer, restent alarmants lorsque l’on sait que l’eau reste une condition indéniable de développement durable dans notre société. En 2000, le Parlement Européen et le Conseil adoptaient « la directive cadre sur l’eau ». Cette directive avait pour objectif la préservation et la restauration des eaux et des milieux aquatiques. Alors qu’en 2015 l’objectif était « le bon état de toutes eaux », les résultats ne sont pas au rendez-vous.

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