Pétrole-gaz: La Guinée-Bissau et le Sénégal en conclave pour un nouvel accord

La Guinée-Bissau et le Sénégal vont se retrouver Bissau à partir de ce lundi 27 août 18 pour une rencontre de trois jours (27, 28 et 29 août) pour revisiter leur accord de 1993 mais aussi et surtout pour achever le projet de nouvel accord de partage des ressources pétrolières, gazières et halieutiques. Une forte délégation de l’Etat du Sénégal est attendue à ces «confrontations» qui seront sanctionnées par d’importantes conclusions qui seront signées par les dirigeants des deux pays.

 Selon des sources dignes de foi, «le Gouvernement Bissau-guinéen va, lors de ses retrouvailles, exiger du Gouvernement sénégalais un partage équilibré des ressources pétrolières, après avoir constaté une erreur historique de la division de l’accord de 1993 qui donne 85% au Sénégal et 15% à la Guinée-Bissau qui, ne cesse de dénoncer ce partage déséquilibré.» Nos gorges profondes braquées au cœur de cette rencontre de poursuivre : «le Président Bissau-Guinéen José Mario Vaz s’était impliqué personnellement dans ce refus d’appliquer l’accord de 1993. Un accord qui a été signé sous l’ère Abdou Diouf, Président de la république du Sénégal à l’époque.» Ces échanges entre les deux pays pourraient à coup sûr permettre d’éviter une polémique interne entre les deux pays sur l’exploitation conjointe de ces ressources pétrolières, gazières et halieutiques.
D’ailleurs, la partie Bissau-guinéenne, à travers ses fonctionnaires avaient même présenté une série de propositions lors du troisième cycle de négociations à Dakar. «Le partage convenue en 1993 sous l’ère Abdou Diouf est une erreur historique qui doit être corrigée. Un accord de 1993 qui avait attribué au Sénégal 58% et à la Guinée-Bissau 15% des recettes résultant de l’exploitation éventuelle des hydrocarbures dans la zone commune», explique sous le couvert de l’anonymat ce haut fonctionnaire de la Guinée-Bissau qui prendra part à la rencontre. «Notre pays est aujourd’hui mieux préparé que par le passé pour défendre son point de vue dans cette affaire.
La Guinée-Bissau souhaite, à travers les grandes lignes directrices de cette rencontre à laquelle une forte délégation sénégalaise est attendue, un nouvel accord qui va refléter les intérêts de nos deux pays», a ajouté notre interlocuteur. «Le Sénégal va-t-il maintenir ses acquis. C’est-à-dire ses 85% qu’il a raflés lors du partage de 1993 ?»
La réponse pourrait sûrement être trouvée à l’issu des échanges entre les deux pays frères. Pour bon nombre de Bissau-guinéens et de Sénégalais interrogés et qui suivent de très près cette rencontre, les Présidents bissau-guinéen et sénégalais doivent souvent se rencontrer pour des sessions de conseils présidentiels entre les deux pays. «C’est de cette façon seulement qu’ils pourront superviser les signatures de leurs différents accords et valider une feuille de route pour mettre en place des mesures de coopération dans les secteurs de la sécurité, du pétrole, du gaz, de la justice, de l’énergie, de la pêche ou encore l’enseignement supérieur. Mais, c’est de cette manière aussi qu’une image de fraternité solide naitra entre les deux peuples», .soutiennent-ils.

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