PIERRE NKURUNZIZA, LE PRÉSIDENT FOOTBALLEUR RENONCE AU QUATRIÈME MANDAT

Pierre Nkurunziza, le président dictateur du Burundi annonce qu’il ne va plus se représenter pour un autre mandat en 2020. C’est la surprise de l’année pour celui qui se déclarait envoyé spécial de Dieu au Burundi, et qui avait prévu rester au pouvoir à vie en citant l’exemple de ses homologues africains.

Après sa réélection truquée , le président burundais avait engagé la modification de la Constitution pour pouvoir se représenter en 2020 lors d’une séance de questions publiques. Il avait même menacé l’Union africaine de retirer les soldats burundais présents en Somalie.

Lors d’une séance de questions publiques, sur la possibilité de modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat, le quatrième, en 2020, Nkurunziza avait tonné: « Vous vous rappelez que j’avais annoncé que je ne me représenterais pas en 2020. C’est vrai, je l’avais annoncé conformément à une décision de justice. Mais les tribunaux ne sont pas au-dessus du peuple ni au-dessus de la Constitution. Si le peuple autorise quelqu’un à se représenter, si le peuple le demande, alors je ne trahirai pas sa confiance ». Et il avait alors argumenté: « Dans certains pays, il n’existe pas la limitation des mandats. Au Cameroun, Paul Biya en est à 50 ans de présidence, et au Rwanda voisin, on change les mandats comme on veut, a-t-il ajouté. La question du mandat n’est pas le problème principal des Burundais 》.

Par la suite, Pierre Nkunziza avait signé un “décret portant nomination de la Commission Nationale chargée de proposer le projet d’amendement de la Constitution”. La route pour les quatrième, cinquième, sixième, énième mandats était tracée. Mais les Burundais ont juré lui barrer la route, quitte à se faire tuer tous. La candidature controversée du président burundais à un troisième mandat en avril 2015 avait provoqué des violences qui avaient fait plus de 500 morts et contraint 300 000 Burundais à l’exil. Pierre Nkurunziza se rend maintenant compte qu’il ne pourra faire tomber tout le mur du peuple qui grossit, durcit contre lui. D’où sa marche arrière.

De la même manière, les Togolais enchaînent les manifestations depuis le 19 août 2017 contre la tentation de Faure Gnassingbe de continuer à accumuler d’autres mandats. Ça se poursuit encore aujourd’hui, et avec la pression , ils finiront par chasser le régime cinquantenaire du Togo. Pendant ce temps,les peuples peureux d’Afrique centrale restent couchés au lit, vaincus à vie par des dictateurs. Comme le disait Henri Lacordaire en 1835: 《 C’est la peur qui opprime et c’est la lutte qui affranchit 》.

J. RÉMY NGONO

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