Plus 400 Sénégalais expulsés d’Espagne en un mois

Le gouvernement espagnol semble être décidé à régulariser le pays et ceci passe, vraisemblablement, par l’expulsion des sans-papiers, parmi eux des sénégalais. Plus de 400 Sénégalais ont été expulsés d’Espagne en l’espace d’un mois.

Le rapatriement est bien contrôlé puis qu’à suivre Le Témoin, les expulsés sont soit des repris de justice soit des personnes en situation irrégulière. Trafiquants de drogue escrocs, voleurs de voitures, agresseurs ou résidents sans papiers, ils vont devoir se refaire une nouvelle vie au pays.

En un mois, plus de 400 Sénégalais ont été expulsés d’Espagne. Une première vague de 300 personnes est arrivée à Dakar, il y a deux semaines. La veille de la Tabaski, un autre groupe de 108 personnes a débarqué à l’Aéroport international Blaise Diagne par vol spécial.

Le Témoin, qui donne l’information, précise que ces rapatriés d’Espagne sont tous des personnes en situation irrégulière ou des repris de justice. Ils ont été arrêtés pour trafic de drogue escroquerie, vol de voitures, agression et sans papiers.

Lundi 20 août dernier, veille de la Tabaski, deux vols charters affrétés par le gouvernement espagnol ont foulé le tarmac de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Chaque vol avait à son bord 54 « modou-modou » en provenance de Madrid où nos compatriotes avaient été regroupés après avoir été « raflés » dans différentes villes et maisons pénitentiaires d’Espagne.

300 autres Sénégalais avaient devancé les 108 de la veille de la Tabaski à Diass il y a deux semaines. Ce qui veut dire qu’en moins d’un mois, près de 400 de nos compatriotes ont été rassemblés en territoire ibérique menottés, parqués, embarqués et parachutés au Sénégal. Comme l’avait si bien révélé « Le Témoin » dans une de ses éditions, les ponts aériens entre Madrid et Dakar sont loin de s’effondrer !

Car ces ponts qui consistent à faciliter les expulsions ou les rapatriements des étrangers entrent dans le cadre du Frontex, un dispositif européen qui vise à payer les États africains, dont le Sénégal, pour réceptionner des colis de migrants ou s’opposer au départ de ceux-ci vers les côtes italiennes ou espagnoles.

Et sur ce plan, le gouvernement espagnol n’a rien à se reprocher puisque la plupart des « modous-modous » expulsés d’Espagne sont des repris de justice. En dehors des sans-papiers ou immigrés en situation irrégulière, nombreux sont nos compatriotes qui s’activaient dans le grand banditisme.

La preuve, un président d’association sénégalaise en Espagne s’était réjoui dans nos colonnes de ces vagues d’expulsions. « Les griefs retenus contre nos compatriotes portent notamment sur l’entrée illégale et les séjours irréguliers sur le territoire espagnol, le trafic et/ou la consommation de stupéfiants, des délits financiers et de contrefaçon, le charlatanisme, les agressions, les vols, entre autres infractions aux lois du pays d’accueil » s’était désolé notre compatriote avant de souligner que ce n’était que le début des vols charters. Histoire d’annoncer d’autres rapatriements de « Modou-modou» d’Espagne.

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