Polémique autour de la sortie de Mimi Touré

REMOVING ALL INFOS ON PREVIOUS VERSION SENT AS A CYCLING PICTURE Senegal's Prime Minister Aminata Toure speaks to the foreign press at her office in Dakar on April 29, 2014. AFP PHOTO / SEYLLOU

La révélation de Mimi Touré selon laquelle 200 milliards de francs Cfa ont été recouvrés dans le cadre de la traque des biens mal acquis relance la polémique sur les honoraires des avocats de l’État commis pour ce dossier. Certains d’entre eux ont saisi la balle au bond pour réclamer que les sommes qui leur sont dues soient calculées sur la base du montant avancé par l’ex- Premier ministre.

L’Observateur, qui donne l’information, précise que tous les 10 avocats du pool ne sont pas concernés par cette requête. Seuls quelques-uns se sont manifestés. Mais, souligne le journal, ces derniers entendent saisir leurs confrères pour les pousser à émettre sur la même longueur d’ondes.
« Elle parle en connaissance de cause. Si l’État ne dément pas pas ses propos, c’est parce que ce qu’elle dit est vrai », souffle l’un des avocats.

La convention conclue, dit-on, dans le bureau de Mimi Touré, à l’époque ministre de la Justice, accorde aux avocats de l’État 2% des montants recouvrés dans le cadre de la traque des biens mal acquis. Entre août et octobre derniers les conseils concernés ont réclamé publiquement le paiement de leurs honoraires. À l’époque, ils tablaient sur 12 milliards puisqu’officiellement 60 milliards ont été recouvrés.
Le chef de l’État avait jugé le montant exorbitant et des négociations étaient engagées pour trouver une solution consensuelle. Le nouveau ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall avait pris des initiatives dans ce sens. Mais depuis, rien n’est encore fait.

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