Portrait Mariama Diallo: Reine de la CEDEAO
ACTUALITE, PEOPLE Mercredi, février 6th, 2013
Sunuker.com: Elle a incontestablement une belle plastique et un charme fou. Et sa voix douce lui confère un surplus de distinction. A l’évidence, Mariama Diallo est une jeune femme africaine très classe et on ne peut plus ravissante.
Jeune – elle n’a que 23 ans –, belle et séduisante, cette Guinéenne, qui porte la couronne de Miss CEDEAO 2012 depuis le 1er décembre, n’a pas qu’un corps bien sculpté mais aussi une tête bien pleine…
C’est sur les terres africaines de la Côte d’Ivoire, précisément dans la capitale économique, Abidjan, que la Guinéenne Mariama Diallo a été couronnée «Miss CEDEAO 2012» le 1er décembre dernier. Une première pour la Guinée, désormais tout sucre et tout miel pour sa nouvelle star, qui prend très au sérieux son rôle d’ambassadrice de beauté. Mais pas seulement.
«Je suis très honorée d’avoir remporté cette couronne pour mon pays. Je la dédie à tout le peuple de Guinée et l’invite à l’unité», confie celle qui était, au moment de son élection et jusqu’au 28 décembre dernier, première dauphine de la Miss Guinée 2012. Davantage, Mariama Diallo invite ses compatriotes à «oser aller de l’avant en s’acceptant les uns les autres».
Car pour elle, «la diversité ethnique et culturelle de nos pays constitue une richesse et ne doit nullement être une source de division».
En portant son choix sur Mariama Diallo pour représenter les couleurs de la Guinée à cette compétition ouest-africaine, le comité national a certainement eu du flair, misant avant tout sur le comportement de cette jeune fille bien faite – 1,70 mètre pour 55 kg – qui ambitionne de mettre son charisme au profit de l’enfance démunie et notamment des mineurs incarcérés.
Même si Aide Guinée, l’ONG qu’elle a mise en place en tant que première dauphine de Miss Guinée, n’a pas encore véritablement réussi à traduire en actes concrets les résultats de l’étude qu’elle a réalisée sur les conditions de détention de ces mineurs, Mariama Diallo fait preuve d’un engagement certain pour cette cause.
Et elle compte bien se servir de la notoriété que lui confère désormais cette couronne de «Miss CEDEAO» pour étendre son action. Il est nécessaire, affirme-t-elle, de «promouvoir la culture de la paix, de la cohésion sociale pour une Afrique unie et prospère».
REVE ACCOMPLI
C’est en toute confiance que cette originaire du centre du pays, précisément de Labé, la capitale administrative de la Moyenne Guinée dominée par l’ethnie peule, débarque à Abidjan pour cette compétition. «Je tenais vraiment à avoir cette couronne pour mon pays, et j’étais moralement et physiquement prête», avoue-t-elle.
Son charme, sa prestance, son infinie grâce ont finalement fait l’unanimité et convaincu le jury. Mais aussi sa prestation orale sur «les Mutilations génitales féminines», thème de la soirée. Pour Mariama Diallo, c’est sûr, cette élection consacre l’«accomplissement d’un rêve».
Un rêve lointain, qui prend racine dans son enfance, du temps où, toute petite, elle témoignait d’un amour acharné pour le mannequinat et le stylisme. «Je regardais religieusement les défilés à la télévision», confesse-t-elle, avant d’évoquer son admiration pour l’une de ses cousines, sacrée «Miss» dans son lycée. Une affaire de famille?
En tout cas, Mariama Diallo, qui «aimait bien le monde de la mode» et usait à volonté de l’aiguille et de bouts de tissus pour confectionner des tenues à ses poupées, est allée au bout de son rêve. En attendant sans doute de gagner d’autres couronnes, plus prestigieuses.
Mais la jeune femme, qui se réjouit sans réserve d’«apporter quelque chose à son pays», n’est pas seulement «un objet de beauté», mais aussi une tête bien pleine. Titulaire d’un «Bac+5», elle prépare une thèse en télécommunications et planche sur l’«Avènement de la 3G et (ses) implications socioéconomiques sur la société». Ce qui n’empêche guère cette «enfant turbulente mais bonne étudiante» d’adorer la cuisine et de déguster avec gourmandise un bon plat de yassa.
«Je suis une bonne cuisinière et j’aime faire bonne chère». Passionnée de volley-ball, discipline qu’elle pratique à ses heures perdues, et de musiques de divers horizons, Mariama Diallo compte décrocher un Master à la fin de son mandat d’un an et se lancer dans la vie professionnelle.
En attendant, elle reste tout entière dévouée à sa cause et à ses projets. Le mariage? «Ça attendra. C’est la règle!» Selon les règles du comité Miss Guinée, qu’elle remercie pour son coaching, en même temps que le public qui l’a toujours soutenue, son mandat ne fait pas bon ménage avec le mariage. Le prétendant de la belle Mariama devra donc prendre son mal en patience…
Son objectif: «Représenter dignement mon pays et la sous-région, être un modèle.» Sur ce point, son leitmotiv est dicté par les mots pleins d’enseignement de Kofi Annan, ancien Secrétaire général des Nations unies, qu’elle reprend à son compte et cite à l’envi: «Sans progrès, il n’y a pas de paix possible. Sans paix, il n’y a pas de progrès possible.»
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