Portugal : spectacle de désolation et « ambiance de fin du monde »

Portugal : spectacle de désolation et « ambiance de fin du monde »

Le Portugal fait encore face à une quinzaine d’incendies meurtriers dans le pays. Aux côtés des pompiers, les habitants combattent les flammes. 

Devant leurs yeux : des murs de flammes, qui grignotent peu à peu leur ville de Braga, située au nord-ouest du Portugal. Ces monstres de feu ont déjà tué 36 personnes dans le pays ainsi que trois voisins espagnols dans la région de Galice. La tempête Ophelia n’arrange pas les choses : ses vents violents balayent les terres arides, fortement atteintes par la sécheresse.

«Il y a encore des équipes sur le terrain» pour tenter d’établir un bilan final, a indiqué la porte-parole de la protection civile portugaise, Patricia Gaspar, précisant qu’un bébé d’un mois figurait parmi les morts. A Braga, des centaines de résidents ont combattu les flammes toute la journée mais aussi durant la nuit aux côtés des pompiers.

Même scénario à Ventosa, un village situé dans la commune de Vouleza (centre). Sous une épaisse fumée, au milieu d’une forêt de pins et d’eucalyptus calcinés, les habitants du bourg ont passé la journée à éteindre des reprises de feu avec des tuyaux d’arrosage, encore sous le choc d’une nuit infernale.

«Tout s’est passé en 45 minutes, le feu est arrivé en bas du village et s’est propagé à une vitesse incroyable. Je n’avais jamais vu ça. Vraiment, c’était une ambiance de fin du monde. Tout le monde a fui et je me suis retrouvé seul ici», a raconté Jose Morais à l’AFP. La plupart des victimes ont été piégées par les flammes dans leur voiture ou dans leur maison.

D’autres bravaient le danger pour tenter de sauver leurs exploitations agricoles. «Toute la localité semblait être une boule de feu, elle était entourée de tous les côtés par les flammes», a déclaré le maire de Oliveira do Hospital, José Carlos Alexandrino, à la télévision publique RTP.

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a accusé lundi des incendiaires d’avoir été à l’origine de la majeure partie de ces feux meurtriers.

«Ce que nous vivons ici, c’est quelque chose qui ne se produit pas par hasard, ça a été provoqué», a-t-il dit au cours d’une visite en Galice, sa région natale. 15 incendies considérés comme «importants» feraient encore rage lundi soir.

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