Pour «apologie du terrorisme et séjours irréguliers» : La démocratie américaine sauvera-t-elle Assane Diouf d’un rapatriement ?

Comme l’a si bien dit Dame Babou, l’ex-journaliste à la radio Sud Fm, Dame Babou sur les ondes de la Rfm, ce lundi, les virulentes sorties d’Assane Diouf contre le président de la République Macky Sall, ne sont pas fortuites. En effet, soutient-il, celui qui est surnommé «l’insulteur publique» veut échapper à une procédure d’expulsion dont il fait l’objet. Et sentant le moment venir, il a mûri un plan, peaufiné de mains de maitre.

«Je l’ai regardé deux fois. La deuxième fois, il disait attendre ses papiers, cela veut dire qu’il ne les a pas encore», a fait savoir M. Babou, qui ajoute que d’après des informations recueillies, le sieur Diouf avait épuisé ses procédures pour tenter d’échapper à une «déportation».

Et, la stratégie qu’il a adoptée avec les insultes contre la Première Institution du Sénégal pourrait lui faire obtenir gain de cause puisque, informe l’ancien journaliste, il peut se soustraire à la procédure sous certaines conditions, démontant au passage les informations faisant état de soupçons de terrorisme qui seraient le motif de.

«Quand on est entre les mains de l’immigration ce n’est pas pour des faits de terrorisme. Maintenant, ce qu’il se passe, c’est que s’il peut prouver à partir de ces incidents qu’il y a une menace qui pèse sur sa personne, on ne va plus le déporter. Apparemment il sait bien ce qu’il fait», conclut-il.

Assane Diouf par-ci, Assane Diouf par là

En fait, tout serait parti d’une idylle entre Assane et une jeune femme, aujourd’hui mariée d’ailleurs à un autre sénégalais. Ils filaient le grand amour jusqu’à ce que surviennent des problèmes dans leur couple. L’idylle va mal se terminer et Assane Diouf s’est retrouvé fiché auprès des services de l’immigration (US immigration and customs enforcement). Il avait donc un dossier pendant qui n’avait pas encore connu son dénouement. Car Assane Diouf devait payer un montant de 11.000 $ à la dame avant de quitter le territoire américain.

Un juge lui aurait même servi une « deportation warranted », c’est à dire une expulsion justifiée. Et le nom d’Assane Diouf figure bel et bien sur la liste des gens à déporter. Sauf qu’il ne pouvait pas sortir de cet Etat sans payer au préalable les 11.000$. Le temps lui était compté et il devait se préparer à quitter le pays. Il lui fallait dès lors trouver un subterfuge pour rester, d’après les confidences de ses amis.

C’est à partir de là que l’idée de faire des vidéos lui est venue, selon plusieurs sénégalais proches de Assane. D’autres, poussant le bouchon plus loin, estiment qu’Assane Diouf a été victime de politiciens et autres personnes tapies dans l’ombre qui l’ont manipulé pour assouvir des vengeances personnelles avec le pouvoir des personnes qui ont eu faire les frais de ses shows.

Dans toute cette histoire, Assane ne serait qu’une victime instrumentalisée à souhait, et n’eût été son antécédent avec les services de l’immigration, il n’aurait peut-être pas existé en tant que liveur virulent, opposant radical et citoyen révolté, d’après certains de ses amis. Beaucoup le dépeignent d’ailleurs comme un homme qui joue au dur, mais qui en réalité est une âme très sensible.
«Apologie du terrorisme et séjours irréguliers»

Arrêté vendredi dernier à son domicile de la Nouvelle Orléans. Il a été transféré lundi, dans une prison de haute de sécurité de la Lousiane après avoir été présenté devant un juge qui lui a notifié les charges retenues contre lui, à savoir «apologie du terrorisme et séjours irréguliers».
Le cercle des jeunes Sénégalais établis au pays de l’Oncle Sam lui ont trouvé un avocat pour assurer sa défense. Au regard des peines lourdes qui pèsent sur Assane Diouf, dans son pays natal, la démocratie Américaine pourra-t-elle sauvé l’insulteur public en dépit des délits jugés gravissimes pour lesquels il est poursuivit ?

Assane Diouf n’abdique pas
Il a été interpellé par la police américaine vendredi, dans son domicile sis à la Nouvelle Orléans, suite à une dénonciation des autorités sénégalaises.
«Sept (7) voitures, 20 personnes venues de Washington avaient encerclé ma maison à la Nouvelle Orléans avant de m’arrêter. Je les ai vus depuis ma fenêtre. Quand ils ont ouvert la porte, je fumais un joint de Boon (yamba ou chanvre indien). Ils m’ont dit qu’ils ne sont pas venus pour ça. Tout ça c’est l’œuvre du gouvernement sénégalais parce que je les insulte jour et nuit. Mais ils ne vont pas me faire taire », avait expliqué Assane Diouf depuis la prison par téléphone en live facebook à Françoise Gaye, une autre activiste sénégalais établie aux Etats Unis.

In the Spotlight

Pourquoi Ouattara laisse planer le doute sur un nouveau mandat en 2020

by Seutou Lat Dior in A LA UNE 0

Par  jeuneafrique.com En évoquant désormais l’éventualité d’un troisième mandat en 2020, Alassane Ouattara a surpris plus d’un observateur. Dans cette tribune, André Silver Konan décrypte la stratégie inattendue du chef de l’Etat ivoirien, qui espère [...]

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*