« Pour la première fois nous contrôlons l’épidémie de sida», déclare Michel Sidibé

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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a fait part de son optimisme sur le recul du sida, faisant remarquer que « pour la toute première fois, nous pouvons dire que nous commençons à contrôler l’épidémie et que ce n’est plus elle qui nous contrôle ».

Dans un message à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida célébrée ce dimannche, M. Sidibé, également secrétaire général adjoint des Nations Unies, a fait remarquer que « peu nombreux étaient ceux qui ont cru que nous réussirions à enregistrer les progrès que nous constatons aujourd’hui. Ces progrès sont évidents au niveau des avancées scientifiques, d’un leadership visionnaire et de la précision de la programmation ».

Pour lui, « la combinaison de ces puissants facteurs signifie que les personnes vivant avec le VIH peuvent désormais vivre plus longtemps et en bonne santé, protéger leurs partenaires contre l’infection au VIH et permettre à leurs enfants de ne pas être infectés par le virus ».

« Mais c’est une tâche compliquée d’imaginer à quoi la fin du sida pourrait ressembler. Pour répondre à cette question complexe, l’ONUSIDA et The Lancet ont créé une commission chargée de lui trouver des réponses », a-t-il dit.

Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et la revue médicale The Lancet ont mis sur pied la Commission ONUSIDA/Lancet « Du sida vers une santé durable » réunissant des dirigeants politiques et des services de santé dont la mission principale est d’examiner le calendrier de l’après-2015 relatif à la lutte contre le sida et à la santé dans le monde, rappelle-t-on.

La Commission est co-présidée par Joyce Banda, Président du Malawi, Nkosazana Dlamini Zuma, Présidente de la Commission de l’Union africaine et Peter Piot, Directeur de l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres.

Malgré son optimisme, M. Sidibé a dit qu’ »il ne faut pas se méprendre, la stigmatisation, le déni et le recul de la vigilance existent toujours et font planer la menace de perdre encore une génération » appelant à « unir nos cœurs et nos voix car c’est ensemble que nous serons plus forts ».

OD/APA

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