« POUR L'HONNEUR DE LA GENDARMERIE SÉNÉGALAISE » OU UN WIKILEAKS SENEGALAIS…

Pour l'honneur de la gendarmerie senegalaiseEn effet, le contenu du livre du Colonel Abdoulaye Aziz Ndaw qui défraie la chronique dans les corps d’armée en ce moment est comparable, toutes proportions gardées, à l’effet produit par les révélations de Wikileaks sur les comportements de l’administration et de l’armée américaine. Des affaires scandaleuses, vraies ou fausses – l’histoire nous dira – y sont rapportées avec une précision mathématique.

“2005-2007: un homme, un général, sa femme, des officiers perdus sont aux commandes d’une des plus prestigieuses institutions militaires, la gendarmerie nationale. Comment pouvais-je échapper à ces officiers dont le seul but était de s’enrichir, et à qui un régime félon avait confié les rênes de la gendarmerie ? Pour que cette dernière survive à tant d’années de corruption, de concussion, de népotisme et de mensonges, j’ai écrit ce livre”. (Propos de l’auteur du livre « Pour l’honneur de la Gendarmerie sénégalaise » le Colonel Abdoulaye Aziz Ndaw)

Ce livre en deux tomes, dont le contenu est une bombe, est donc très accusateur envers un régime surtout, celui de Wade, et une administration, la gendarmerie sénégalaise.

Les rumeurs font état d’une possible interdiction des livres au Sénégal. Nous vous informons qu’il est possible de les acquérir en format Ebook directement sur le site des Editions Harmattan soit par Paypal soit par carte bancaire.

Les éditions numériques sont téléchargeables ici :

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=43685&razSqlClone=1

Comment faire ?

Après s’être acquitté du prix des deux tomes ou de l’un ou l’autre (15 € et 19 €), il faudra, avant de cliquer sur les liens de téléchargement des ouvrages que vous recevrez, installer au préalable le logiciel Adobe Digital Edition (pour une lecture sur mac ou PC) ou alors si vous voulez le lire directement sur un smartphone ou Ipad, il faudra télécharger au préalable sur Applestore ou Androïd market une application qui s’appelle « Bluefire reader »

Les livres que nous avons commencé à feuilleter valent le détour. Croyez nous, rarement nous n’avons parcouru un livre aussi bien écrit, clair, passionnant, détaillé et probant.

Oubliez les bouquins de Latif Coulibaly sur l’ANOCI, l’alternance piégée,… Oubliez les ouvrages du Doyen Niang ou de Mandiaye Gaye sur le régime de Wade.

Le style du bouquin du Colonel Niang est d’une rigueur quasi militaire. Outre son histoire personnelle et familiale qui y sont brièvement relatées, les faits qui nous intéressent y sont décrits de manière claire, précise et suffisamment détaillée pour que son contenu n’ait été complétement inventé. Ou alors le Colonel est un romancier hors pair…

Notre propos n’est pas de se demander si cet officier de la gendarmerie, qu’il soit encore tenu par le devoir de réserve ou pas, devait sortir son brulot ou pas.

L’Etat central, les organes disciplinaires et la hiérarchie militaire sont là pour ce faire.

Et pour notre part, nous pensons que le devoir de réserve, dont l’existence et la violation reste à être vérifiées dans les statuts de la Gendarmerie, ne doit pas l’emporter sur la liberté d’expression surtout s’il s’agit de faits mettant en danger la République ou les intérêts supérieurs de la Nation. Dans ces cas, il y a même une obligation de la part de l’officier de gendarmerie de dénoncer publiquement les faits incriminés, puisque, comme il le démontre lui-même, la saisine de la hiérarchie n’a pas servi à grand-chose sous Wade sinon à l’éloigner du territoire national.

Notre propos de citoyen révolté à nouveau, mais à demi surpris par les révélations de l’ouvrage car nous avions toujours dit, pour ce qui concerne la période des Wade, que ce derniers étaient une bande de « criquets mafieux sédentaires » qui s’est abattu sur le Sénégal, est que l’Etat doit faire la lumière sur les graves révélations contenues par les deux tomes si les faits concernés ne sont pas prescrits.

Quelques soient les raisons qui ont emmené ce haut officier de la gendarmerie nationale à sortir son ouvrage, il convient de le lire avec un esprit critique et non de critique en se disant que les informations et révélations qu’il contient méritent d’être tirées au clair et en se détachant de toute question relative à l’opportunité de sa sortie ou non.

De toutes façons, les personnes qui se sentiraient offensées ou diffamées par le livre disposent de moyens de droit pour être rétablies dans leur honneur et leurs droits et faire sanctionner l’auteur de déclarations mensongères.

Par contre, celles qui se sont rendues coupable d’actes illégaux et contre l’intérêt national devraient être confrontées à leur « dénonciateur » après que l’Etat ait ouvert une information judiciaire qui s’avère incontournable.

Il ne suffit pas de s’en prendre à l’auteur de l’ouvrage en oubliant d’analyser et de se poser la question de la véracité de son contenu ou pas et d’en tirer les éventuelles conséquences.

Après avoir crié au loup, il faudra bien s’attaquer aux raisons qui ont poussé le loup à sortir de sa retraite.

Pour l’information juste et vraie du peuple toujours lésé

Pour l’intérêt général

Et pour la bonne gouvernance… le livre « Pour l’honneur de la gendarmerie » ne doit pas être passé par pertes et profits par l’actuel régime.

Que le Colonel Ndaw se soit rendu coupable d’un quelconque délit ou crime attaché à sa fonction nous importe beaucoup moins que la lumière qui mérite d’être faite sur les zones d’ombres que le Colonel étale à la face de la Nation sénégalaise. Nous avons le droit de savoir…

Ibrahima Ndiaye

Mouvement pour le Socialisme et la République

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