Pour son live à l’Institut culturel français de Dakar : Noumoucounda Cissoko et sa famille ont régalé le public

L’artiste sénégalais de la kora, Noumoucounda Cissoko, a «presté» pour la première fois en terre natale. Vivant à cheval entre son pays et la France, M. Cissoko a présenté son nouvel opus vendredi dernier à l’Institut culturel français de Dakar.

C’est un Noumoucounda Cissoko décontracté, mais très appliqué sur les cordes vocales de la kora qui s’est présenté sur scène vendredi dernier. Mais il n’était pas seul. Un important orchestre l’a suivi et accompagné tout au long de l’évènement.

Dans cet orchestre, l’on a découvert des pianistes, des guitaristes, des xylophonistes, des joueurs de batterie, de tam-tam,…, yeux rivés sur leurs instruments et rompus à la tâche. Ce qui fait la singularité de ce groupe, c’est que tous ces instrumentistes ajoutés aux voix féminines qui accompagnaient les morceaux servis sont tous des membres d’une même famille.

Celle de l’artiste. «Nous sommes en famille et travaillons en famille. Même les enfants qui ont dansé sur les mélodies des instruments sont des enfants de Noumoucounda, de ses frères et cousins qui sont sur scène», a témoigné Bana Cissoko, père de l’artiste.
 
Deux heures environ ont permis à l’artiste de présenter son nouvel album Faling (partage en wolof). Garni d’une dizaine de  morceaux, l’album a été passé au peigne fin.

C’est l’exemple du tube Bannaya foly, un hommage rendu à son papa à qui il «doit tout» pour reprendre ses propos. Dindingo a bamah est un clin d’œil fait aux orphelins. L’artiste est également un promoteur des vertus comme la paix et l’amour entre les peuples.

C’est ce qu’on peut constater en écoutant le tube Sining qui invite les peuples à renier la guerre et à cultiver l’amour. Et pour montrer son amour pour la kora, Noumoucounda Cissoko a également fredonné Noumou Koradioulou (amoureux de la kora). L’ensemble des morceaux sont joués sur un rythme mbalakh et les pas de danse des artistes ont forcé l’applaudissement du public. C’est la première fois que Noumoucounda Cissoko «prestait» sur scène en terre sénégalaise. 

  • Écrit par  Guevanis DOH

Stagiaire

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