Pourquoi le juge Lamotte a-t-il esquivé les exceptions les plus convaincantes pour la défense ?

Hier soir, le président du tribunal hors classe de Dakar avait décidé de suspendre le procès du député-maire Khalifa Sall pour épuiser vendredi prochain, certaines exceptions procédurales soulevées par la défense.
Ce qui nous taraude l’esprit, c’est que le juge n’a cité que quatre exceptions parmi plusieurs.
Il s’agit de l’immunité du maire, de la dénonciation de la présence de l’agent judiciaire de l’Etat dans le procès et surtout la violation de l’article 05 du règlement de l’UEMOA sur la présence de l’avocat.

Le fond du dossier Khalifa Sall ne fait pas encore l’objet de discussions.
Après six grands jours d’épilogue sur des questions processuelles, le juge a décidé de de joindre certains dossiers au fond.
Mais sur certaines d’entre elles, notamment les exceptions liées à l’incompétence du tribunal, la litispendance, le sursis à statuer et surtout la demande de mise en liberté provisoire, Lamotte a décidé de s’y prononcer esquivant du coup d’autres plus importantes qui allaient déboucher certainement sur la libération du maire.

Les exceptions relatives à l’immunité parlementaire du député et la violation flagrante de l’article 05 du règlement de l’UEMOA ne seront pas vidées avant le débat au fond.
Ces exceptions très importantes seront alors jointes au fond du dossier et ne seront réglées que le jour du verdict final.
Pour quels motifs ?

Est-ce une volonté de maintenir Khalifa dans liens de la détention ?

Affaire à suivre…

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