Poussée de fièvre entre Macron et Mélenchon

Depuis la manifestation du 1er-Mai, l’exécutif accuse le leadeur de La France insoumise « d’attiser la colère » alors que ce dernier a des rapports tendus avec les black blocs.

En langage militaire, on appelle ça une offensive concertée. Dans les heures qui ont suivi les débordements de la manifestation du 1er-Mai à Paris, l’exécutif a souligné d’une même voix la responsabilité de certains politiques qui auraient inspiré les quelque 1 200 black blocs qui s’en sont pris aux forces de l’ordre et aux magasins ou Abribus situés près de la gare d’Austerlitz. « Je constate qu’à l’extrême droite ou à l’extrême gauche, on trouve beaucoup de gens qui attisent la colère et parfois la provoquent », a ainsi attaqué Edouard Philippe, mercredi 2 mai sur BFM-TV. « Les élus qui tiennent constamment un discours d’agitation, c’est leur faute », a poursuivi Emmanuel Macron dans l’avion qui l’emmenait, depuis l’Australie, vers la Nouvelle-Calédonie, où il est arrivé jeudi 3 mai. Vendredi matin, sur LCP, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a, lui, accusé M. Mélenchon de reprendre « des méthodes de l’extrême droite » avant de dénoncer son « poujado-castrisme ».

Au sein de l’exécutif, on dément pour autant toute concertation et toute préméditation. « Le président de la République et le premier ministre ne se sont pas mis d’accord avant de s’exprimer, il n’y a pas de stratégie élaborée pour pointer du doigt tel ou tel, assure-t-on à Matignon. Mais il y a une volonté de montrer de la fermeté, de dire que des choses ne sont pas acceptables. On ne peut pas minorer, ni excuser ce qu’on a vu. C’est pourquoi on appelle tous les acteurs publics à mesurer leur parole. »

Certains membres de l’exécutif se frottent les mains devant l’embarras de Jean-Luc Mélenchon face aux exactions des casseurs. « En essayant de détourner l’attention vers l’extrême droite, Mélenchon s’est lui-même désigné comme l’instigateur des émeutes, il n’a pas vu le piège dans lequel il allait tomber », analyse un conseiller de l’exécutif.

lemonde.fr

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