Poutine : Moscou sait qui est à l’origine de l’attaque de drones en Syrie… et ce n’est pas Ankara

D’après le président russe, Ankara n’est pas à blâmer pour l’attaque de drones lancée depuis une zone contrôlée par des rebelles soutenus par la Turquie. Le raid a eu pour but plutôt, selon lui, de déstabiliser le processus de paix en Syrie.

Répondant aux questions de journalistes ce 11 janvier, le président russe Vladimir Poutine est revenu sur l’attaque de drones survenue en Syrie dans la nuit du 6 au 7 janvier 2018.

Nous savons qui c’était. Nous savons combien et qui ils ont payés pour cette provocation

D’après le ministère russe de la Défense, les appareils ont été lancé sur les bases russes de Hmeimim et Tartous depuis une zone sous contrôle de rebelles soutenus par la Turquie. Mais le président russe, interrogé sur l’attaque ayant ciblé la base aérienne de Hmeimim, a tenu à mettre Ankara hors de cause. «Il s’agit de provocateurs mais ce n’étaient pas des Turcs. Nous savons qui c’était. Nous savons combien et qui ils ont payés pour cette provocation», a déclaré le président russe, ajoutant : «C’est une tentative visant à détruire notre relation avec nos partenaires, la Turquie et l’Iran». «Nous avons parfaitement saisi cela, et c’est pourquoi nous nous montrerons solidaires [avec nos alliés]», a encore déclaré le chef d’Etat russe, coupant court à toute controverse avec la Turquie, qui avait pourtant reçu une plainte formelle de Moscou, d’après le quotidien des Forces armées russes Krasnaïa Zvezda daté du 10 janvier.

Dans la nuit du 6 au 7 janvier, la base aérienne russe de Hmeimim, dans la province syrienne de Lattaquié, a été attaquée par dix drones, tandis que trois autres ont tenté de viser la base navale russe située dans la ville portuaire de Tartous. Tous les drones ont été détectés par les systèmes de défense antiaérienne «à une distance considérable des objectifs militaires russes», selon le ministère de la Défense. Sept d’entre eux ont été abattus avec succès par le système de défense antiaérienne russe.

Selon un communiqué du ministère russe de la Défense, c’était la «première fois que les terroristes utilisaient massivement des drones lancés à plus de 50 kilomètres en utilisant les coordonnées GPS de navigation par satellite».

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