Pr Diatta, responsable des urgences de l’hôpital Principal, sur le décès du sapeur-pompier : «Chérif NDAO a été froidement assassiné»

L’affaire Chérif Ndao, torturé lors d’une session de formation à Thiès, est une véritable bombe entre les mains de la haute hiérarchie du Groupement national des sapeurs-pompiers.

Têtue, la vérité a fini par rattraper les soldats du feu. Malgré leurs dénégations et la stratégie de défense déployée pour justifier une «mort naturelle» qu’ils ont agitée dès les premières heures de la bavure.

Le diagnostic du Professeur Diatta, responsable du Service d’assistance et des urgences  de l’hôpital Principal de Dakar, est sans appel : Chérif Ndao a été assassiné.

Cette sortie vient corroborer les conclusions contenues dans le dossier médical du défunt que son service avait réalisé au soir de la mort tragique du natif de Kaffrine.  Nous reproduisons in extenso cette réaction  du médecin qui n’arrive pas à contenir son émotion et sa peine.

«Ce jeune soldat a été froidement assassiné alors qu’il était en formation à Thiès pour améliorer son niveau de connaissances théoriques et pratiques dans les armées.

La doctrine des centres de formation, c’est s’instruire pour mieux servir. Ceci n’a pas été le cas ; les formateurs ont profité  de son statut de stagiaire, sans arme, sans défense pour lâchement l’exécuter. Lui, le fils de quelqu’un, de quelqu’une (Sic), lui le mari de quelqu’une (Sic), lui le père de ses deux (02) enfants, lui l’ami de ses amis, le frère d’armes des autres, le subalterne de ses chefs.

Les seuls, qui ont respecté la victime c’est les médecins qui, professionnellement, se sont occupés de lui, et mieux ont respecté le serment d’Hippocrate selon lequel leur «état de médecin ne servira ni à corrompre les mœurs ni à favoriser le crime».

Par contre, ce qui est curieux et mérite d’être éclairci, c’est la direction de l’Hôpital Principal de Dakar (Hpd) qui est restée muette dans cette affaire survenue le 06/12/ 2013 jusqu’au 13/12/2013 sans édifier les chefs hiérarchiques sur cette affaire terrible.

Pourquoi ce mutisme alors que d’après nos enquêtes 15 mn après les événements le Directeur de Hpd était saisi de l’existence du dossier et des photos faisant la preuve ?

Chercherait-il un compromis lui qui est avant tout un médecin ?

Ces méthodes sont dépassées aujourd’hui. Les autorités sénégalaises veulent la rupture dans la gestion des biens de l’Etat, des ressources humaines et du Sénégal tout simplement. En tant que militaire et de surcroît médecin Général, c’est un comportant étonnant d’un directeur d’hôpital.»

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