PREPARATIFS DE NOEL 2013 Place aux gadgets et jouets

A quelques jours de la célébration de la fête de noël, la capitale sénégalaise est inondée d’objets de décoration et des jouets de toute sorte. Le décor est planté aux allées du Centenaire où les commerçants se plaignent cependant de l rareté de la clientèle.
noel2013
Des sapins par ci et par là, des guirlandes exposées ainsi que des jouets de toutes sortes déposés à même le sol. C’est le décor qui campe les allées du Centenaire (centre ville). A moins d’une semaine de la célébration de la naissance de jésus christ, les préparatifs vont bon train. Les allées du Centenaire sont transformées en un immense souk de jouets et d’objets décoratifs.

Devant une table remplie d’objets servant à la décoration, Chérif Mbengue estime que les prix sont « abordables, mais les clients se font rare ». Lui, vend des sapins, des guirlandes, des boules, des jeux de lumière « à des prix abordables mais les clients ne sont pas nombreux pour le moment », soutient t-il.

Pour lui, l’approche du maggal de Touba y est pour quelque chose. « Je pense que c’est à cause du maggal que les clients ne sont pas là. Nous espérons que après, les affaires vont reprendre », a-t-il affirmé. Nous avons tout de même insisté sur les prix mis pour Chérif, « les prix dépendent de la qualité. La marchandise des chinois est moins chère que celle qui provient de Dubai. Donc cela dépend du choix de l’acheteur ».

Comme lui, Ibou Gueye aussi s’active en cette veille de noël dans le commerce de gadgets. Assis sur une chaise, les yeux rivés sur sa marchandise, ce jeune homme d’une trentaine d’années trouve que l’activité était plus rentable les années précédentes. Pour lui c’est à cause de la conjoncture. « ça ne marche pas à cause de la cherté de la vie. Les parents aimeraient bien offrir des cadeaux à leurs enfants mais ce sont les moyens qui font défaut », pense t-il. Même constat du coté des vendeurs de jouets qui se plaignent aussi de la rareté des clients.

C’est le cas de Marème faye. Moulée dans haut blanc qui tombe sur un jean noir, cette fille âgée de 25 ans qui range sa marchandise confie que « les prix sont accessibles à toutes les bourses. Chacun peut se procurer un jouet en fonction de sa bourse car nos prix varient de 500 à 10 mille franc Cfa », renseigne t-elle.

Abondant dans le même sens, Sokhna, la quarantaine sonnée, drapée d’un boubou Lagos bleu, indique : « Les jouets qui coutent 20 milles franc au niveau des grandes surfaces, nous les vendons à 10 mille franc donc vous voyez la différence. » Les clients, eux, soutiennent que malgré la cherté de la vie, ils vont se « sacrifier » pour offrir des cadeaux aux enfants car, selon eux, la fête Noël rime avec cadeaux.

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