Présidentielle au Sénégal : et si Madické Niang était le candidat du PDS ?

Fidèle du clan Wade, Madické Niang pourrait incarner le fameux plan B qui permettrait au PDS d’avoir un candidat à la présidentielle de février prochain. À condition que l’ancien chef de l’État donne son aval…

«Compte tenu des relations que nous avions, j’étais en droit de penser qu’il n’aurait jamais choisi le coup de poignard dans le dos. » La phrase, pleine de colère et d’amertume, est signée Abdoulaye Wade. Tirée d’une lettre écrite à Dubaï le 10 septembre, elle vise un fidèle parmi les fidèles : Madické Niang. Un ami de trente ans ou presque, plusieurs fois ministre du temps où « Gorgui » était aux affaires et qui, jamais encore, ne s’était ainsi retrouvé comparé à Brutus.

Mais en plein débat sur la candidature compromise de son fils Karim à la présidentielle de 2019, Abdoulaye Wade est sur la défensive et a acquis la certitude que son lieutenant manœuvrait en coulisses pour que le Parti démocratique sénégalais (PDS) se choisisse un nouveau champion. Il aura fallu que Madické Niang proteste publiquement de son innocence, invoquant le nom du fondateur de la confrérie des mourides, Cheikh Ahmadou Bamba, pour que l’ancien président accepte de classer l’affaire, ramenant l’épisode au rang de « regrettable incident ».

Au cœur de la libération de Karim Wade

« Tout ça, c’est de l’histoire ancienne, affirme aujourd’hui un proche de Niang. Ils échangent à nouveau beaucoup, comme ils le faisaient auparavant. » Il faut dire que jamais jusqu’à présent les deux hommes n’avaient laissé entrevoir la moindre divergence en place publique. Madické Niang, 65 ans, est le président du groupe PDS à l’Assemblée nationale. Il est considéré comme l’homme de confiance de Wade, l’un de ses plus proches collaborateurs

jeuneafrique.com

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