Présidentielle et hauts gradés emprisonnés: l’armée algérienne met les points sur les i

Dans un communiqué publié ce lundi, le ministère algérien de la Défense a catégoriquement démenti l’arrestation de 13 hauts gradés pour avoir pris attache avec le général-major à la retraite Ali Ghediri, candidat à la présidentielle du 18 avril 2019.

L’Armée nationale populaire (ANP) algérienne a démenti la mise aux arrêts de 13 officiers supérieurs pour avoir pris contact avec le candidat à l’élection présidentielle et général-major à la retraite Ali Ghediri, selon un communiqué du ministère algérien de la Défense nationale (MDN). Ce communiqué rendu public ce lundi est une réponse aux informations rapportées le dimanche 3 février par le quotidien algérien El Watan. Ce journal a indiqué, citant des sources, que le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, le chef de l’état-major de l’ANP, avait lui-même ordonné l’arrestation de ces hauts gradés.

«Aucune personne ne fait actuellement l’objet d’emprisonnement ou de poursuite dans cette prétendue affaire liée aux prochaines élections présidentielles», a indiqué le communiqué du MDN.

Tout en rappelant l’entière disponibilité de ses services compétents pour répondre aux doléances de l’ensemble de la corporation journalistique, le même communiqué du MDN dénonce énergiquement «ces incessantes tentatives de manipulation visant l’image de l’Armée nationale populaire et se réserve le droit de recourir devant les instances judiciaires compétentes».

Dimanche 3 février, le quotidien francophone algérien El Watan a affirmé que, selon des sources militaires, «le général de corps d’armée et vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaïd Salah, a ordonné récemment la mise aux arrêts de 13 officiers supérieurs (lieutenants-colonels et colonels) de l’ANP».

Selon le média, «il leur est reproché d’avoir pris attache avec le candidat à la présidentielle, le général-major à la retraite Ali Ghediri, en dépit de la circulaire que Gaïd Salah avait signée le 24 janvier dernier, laquelle rappelle l’interdiction faite à tout militaire en fonction d’avoir une activité partisane».

Dans le même sens, El Watan a fait savoir, citant d’autres sources, que le frère d’Ali Ghediri, lui-même lieutenant-colonel dans les services de renseignement algériens, «vient d’être muté à Aïn M’guel, dans le grand sud du pays sur ordre de Gaïd Salah», bien qu’il ait déjà accompli ses cinq années obligatoires dans le sud.

Par Regardsurlafrique Avec sputniknews

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