PRESIDENTIELLE : PAPE DIOP, LE SEUL CANDIDAT CAPABLE DE REFORMER NOS INSTITUTIONS (PAR IBRAHIMA WADE)

« Mes convictions, comme mon expérience citoyenne m’ont appris que la période de l’homme providentiel, porteur de toutes les réponses, pouvoirs et solutions est définitivement révolue » dixit le président Pape Diop.
L’architecture constitutionnelle du Sénégal tient quasi sur un seul pilier qu’est le président de la république. La plupart des pouvoirs sont entre ses mains ou tout au moins sous son contrôle. La séparation des pouvoirs n’est que de nom car, le système électoral en place est très favorable au président qui contrôle ainsi le parlement. Le fait qu’il préside le Conseil Supérieur de la Magistrature, cumulé avec son pouvoir de nomination aux postes clés dans le judiciaire, lui permet un moyen de pression qui freine l’indépendance de l’institution judiciaire. Les pouvoirs exorbitants conférés au président de la république, constituent une atteinte à la séparation des pouvoirs, à la démocratie et à l’Etat de droit.
Sur le plan économique, on parle souvent de mise en pratique de la vision du président de la république, qui encore une fois, se prend pour un expert en tout et balance des plans économiques qui sont d’ailleurs plus des plans politiciens que de véritables instruments de développement. Dans les autres secteurs ou activités de la vie, aucun des autres dépositaires de mandats ou fonctions publiques n’a vraiment les coudées franches pour prendre des initiatives ou des décisions qui vont à l’encontre de l’humeur du moment du président, même si c’est dans l’intérêt du Sénégal. Les ministres ne sont plus écoutés dans leurs propres départements, et c’est la raison pour laquelle, s’il y a un conflit social, les acteurs sociaux préfèrent s’adresser directement au président et depuis 2012, la première dame joue même le rôle de facilitateur dans le règlement des grèves. Pour être promu à des postes de responsabilité dans la fonction publique, le fonctionnaire est obligé maintenant d’être un militant, à cause de l’article constitutionnel qui confère au président le pouvoir de nomination aux postes civiles et militaires.
C’est comme si, notre Constitution nous imposait un superman, qui s’y connait en tout, plus que tout le monde, qu’il s’agit de questions de politique, d’économie, en sociologie, en géopolitique, en hydrocarbures etc. Tout ce qu’il pense, dit ou veut doit être considéré comme une parole biblique et si cela ne suffisait pas, la Constitution non seulement lui garantit l’impunité totale, mais punit tout citoyen critique à travers le fameux article sur l’outrage au président de la république. Le président Obama disait que l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais plutôt qu’elle a besoin d’institutions fortes. Et c’est en cela que le président Pape Diop avec son vécu et sa pratique dans la gestion de l’Etat du Sénégal, souhaite réformer les Institutions du pays, pour rééquilibrer les différents pouvoirs constitutionnels. Il s’engage à faire du dialogue et de la concertation son crédo et tous ses projets ou programmes seront soumis à l’appréciation des forces vives de la Nation. Il va ainsi créer un secteur publique avec des fonctionnaires compétents, indépendants et inamovibles pour gérer le pays au-delà des changements de majorités. Tant qu’on n’a pas exercé le pouvoir, on ne sait pas ce que c’est, et plus qu’on a de pouvoirs, plus on en abuse. Donc le président Pape Diop qui a la pratique du pouvoir, sait ce que c’est et étant donné qu’il accepte de na pas garder le pouvoir au-delà de 5 ans, il ne va pas en abuser, ce qui est un gage pour les citoyens que nous sommes. Il va faire les réformes nécessaires pour enfin favoriser le développement et garantir l’égalité en droit et en devoir à tous les Sénégalais.

 Ibrahima Wade, Cellule des Cadres de Bokk Gis Gis

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