Prévisions du CILSS : Les pluies seront rares cet hivernage

L’hivernage que l’on attend, ne sera pas aussi pluvieux que tout le Sénégal l’espère. Les climatologues du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) disent même qu’il sera pire que celui de l’année écoulée. D’où le besoin pour l’Etat de prendre des mesures préventives.

Le gouvernement devra se préparer à une soudure sans doute encore plus dure que celle que nous venons de vivre, pour la fin du prochain hivernage. Les chercheurs du Centre régional Agrhymet, dépendant du Cilss, et dont le siège est à Niamey, viennent d’annoncer leurs prévisions concernant l’hivernage à venir. Et pour le Sénégal, la situation n’est pas particulièrement reluisante.

Le Bulletin de suivi de la campagne agropastorale de l’Afrique de l’Ouest, qui a été publié hier, indique, pour ce qui concerne notre région, une situation pluviométrique plus dure que celle connue lors de la campagne hivernale écoulée.

Il est ainsi indiqué que les pluies viendront tardivement, mais qu’en plus, les précipitations, une fois qu’elles seront là, seront grandement déficitaires par rapport à ce que nous avions connu l’hivernage écoulé, surtout dans la période de juin à septembre.

Agrhymet prévoit des débuts de saison de pluies tardifs pour les pays de la façade Atlantique, situés entre le Sud de la Mauritanie et le Nord de la Sierra-Leone, ce qui inclut donc tout le Sénégal.

L’organisme de recherche indique s’attendre également à des pauses pluviométriques «plus longues équivalentes à celles habituellement observées sur la bande sahélienne couvrant le Sud de la Mauritanie, le Nord du Sénégal, la partie nord de la zone agricole du Mali,…»

Toutefois, ces pauses «devraient être plus courtes dans la zone soudanienne couvrant le Centre et Sud du Sénégal,…» Lesdites pauses pluviométriques, dites séquences sèches, seront également notées dans les mêmes régions, après la floraison des cultures.

Ces prévisions assez pessimistes ont appelé de la part des chercheurs, des recommandations à l’attention des acteurs concernés. Ainsi, il est, entre autres, suggéré aux cultivateurs d’utiliser des variétés de semences à cycle court et de limiter l’utilisation des espèces dont les besoins hydriques sont très élevés.

Les dirigeants et les acteurs sont de même appelés à «prévoir une large pratique de cultures irriguées et de décrue pour pallier les éventuelles baisses de production agricole qui découleraient de la tendance globalement normale à déficitaire des pluies de l’hivernage 2014».

Écrit par Mohamed GUEYE

mgueye@lequotidien.sn

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