Primaires démocrates : débat tendu entre Hillary Clinton et son rival Bernie Sanders

Hilary clintonFragilisée depuis sa cuisante défaite enregistrée mardi lors de la primaire démocrate dans le New Hampshire, Hillary Clinton a tenté de se relancer lors d’un débat télévisé face à son rival Bernie Sanders.

Deux jours après sa débâcle dans le New Hampshire, Hillary Clinton a tenté, jeudi 11 février, de reprendre le dessus sur son surprenant rival, le sénateur Bernie Sanders, lors du sixième débat télévisé des primaires démocrates, qui s’est révélé être le plus rude à ce jour.

L’ancienne chef de la diplomatie américaine s’est montrée plus pugnace que précédemment, afin de convaincre les démocrates qu’elle est la plus compétente pour succéder à Barack Obama en janvier 2017.

Les candidats se sont adressés directement à la communauté noire, électorat clé pour les démocrates. Les accrochages les plus vifs se sont produits dans le domaine des affaires étrangères, où l’ex-secrétaire d’État a vanté son expérience afin de rappeler implicitement aux téléspectateurs que Bernie Sanders n’avait jamais été aux affaires. De son côté, le sénateur du Vermont lui reprochait une faute de jugement lors de son vote en faveur de la guerre d’Irak, en 2002.

Désireux de s’afficher comme l’homme anti-establishment, il a reproché à Hillary Clinton d’avoir soutenu une politique de changement de régime en Libye, ce qui aurait ouvert la voie à l’organisation de l’État islamique (EI), et d’être proche d’Henry Kissinger, l’ancien conseiller à la sécurité nationale et secrétaire d’État de l’administration Nixon pendant la guerre du Vietnam.

“Je suis fier de dire qu’Henry Kissinger n’est pas mon ami”, a dit Bernie Sanders.

Les deux candidats se sont également affrontés sur la santé lors de l’émission, produite par la chaîne PBS depuis l’Université du Wisconsin à Milwaukee. Hillary Clinton a déploré le coût exorbitant et l’irréalisme de la proposition de Bernie Sanders d’une assurance-maladie publique et universelle.

“Tous les économistes de gauche qui ont fait l’analyse disent que le compte n’y est pas”, a-t-elle martelé en proposant une approche graduelle. “Nous ne sommes pas la France.”

Mais ce message de raison n’a pas soulevé les foules dans les premières étapes des primaires, l’Iowa et le New Hampshire. Elle a arraché de justesse une première place dans l’Iowa, à 0,3 point de pourcentage près, et n’a obtenu que 38 % des voix dans le second, contre 60 % pour Bernie Sanders, devenu le héros des jeunes démocrates avec sa dénonciation du “système” et d’une “économie truquée”.

Des “barrières” et un “coup bas”

Hillary Clinton a par ailleurs évoqué les “barrières” qui frappent les minorités, notamment les Noirs et les immigrés, dans les domaines de l’emploi, du logement, de l’éducation, et surtout de la police et de la justice, où elle voit un “racisme systémique”.

Un discours ciblé qui lui permet de parler plus directement que Bernie Sanders, en déficit de notoriété, aux électeurs afro-américains et hispaniques, alors que la campagne primaire prend la direction d’États comptant d’importantes minorités.

Avec son éloquence pratiquée dans de grands meetings, le sénateur a rappelé la statistique effrayante qu’il mentionne systématiquement : un nouveau-né noir a aujourd’hui une chance sur quatre d’être emprisonné au cours de sa vie.

L’ancienne Première dame a multiplié les références à l’actuel président, tentant de se présenter comme son successeur naturel. Elle a accusé Bernie Sanders de l’avoir diversement soutenu depuis le Sénat ces dernières années. Le sénateur a paru effaré d’un tel “coup bas”.

“Il me semble qu’on vit toujours dans une société démocratique, et qu’un sénateur a le droit de ne pas être d’accord avec le président, surtout un président qui a fait un tel travail extraordinaire”, a-t-il répondu.

Enfin, Bernie Sanders a une nouvelle accusé Hillary Clinton d’être liée à Wall Street, notant que son comité d’action politique avait reçu 15 millions de dollars de contributions de banques d’affaires. “N’insultons pas l’intelligence des Américains. Dans quel but Wall Street fait-il de si importantes contributions de campagne ?”, a-t-il dit.

Hillary Clinton a répondu en disant que ces dons ne signifiaient pas qu’elle œuvrait en faveur de Wall Street.

Il reste neuf jours jusqu’aux “caucus” démocrates du Nevada (20 février) et la primaire en Caroline du Sud (27 février). L’objectif d’Hillary Clinton est de contenir la vague Sanders jusqu’à ces épreuves et celles du 1er mars, quand onze États voteront.

Avec AFP et Reuters

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