Prise de contrôle d’Alstom par Siemens : les mensonges d’Emmanuel Macron éclatent au grand jour !

partir du mardi 26 septembre 2017, l’un des derniers fleurons de l’industrie française ne nous appartiendra plus et les 31 000 salariés d’Alstom seront sous pavillon étranger.

A partir de mardi, le TGV sera allemand.

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D’après le journal Le Monde et la direction d’Alstom, une opération financière de chassé-croisé aura lieu à partir de mardi prochain entre Alstom et Siemens.

Au terme de cet invraisemblable manœuvre opérée dans le plus grand secret, comme jadis le pillage des activités énergétiques françaises par l’américain General Electric, Siemens contrôlera de facto le capital d’Alstom avec un part allant de 45 à 50%. Siemens a déjà indiqué qu’il serait majoritaire d’après Reuters.

Lors de la Présidentielle, J’avais été le seul candidat à démontrer que M. Macron avait menti sur toute l’affaire Alstom et en particulier la pérennité d’Alstom Transport. J’avais même annoncé que ce mensonge serait découvert après les élections sénatoriales !

Quels sont ces faits ? Lors du saccage d’Alstom, le Ministre de l’Economie Emmanuel Macron avait pris des engagements très clairs qui se sont avérées des mensonges :

1) L’Etat s’engageait à exercer une option d’achat sur 20% des 28% actions d’Alstom contrôlées par Bouygues. Emmanuel Macron affirmait même que « L’Etat exercera cette option d’achat (…) au côté d’Alstom Transport (…) pour peser ». En réalité l’Etat n’a jamais exercé cette option d’achat. Bouygues prête à Bercy une part d’actions. Ce prêt finit en…octobre 2017 ! Une illusion pour gagner les élections

2) Emmanuel Macron avait prétendu que les 12,35 €milliards de la vente à GE permettraient à Alstom Transport d’investir pour se consolider. En réalité, après de multiples péripéties et le montant ahurissant des dividendes versés, il ne restait pratiquement rien à la trésorerie  pour qu’Alstom grandisse !

Le PDG de Siemens, Joe Kaeser a fait d’ailleurs part dès 2015 au Figaro de son analyse sur Alstom Transport « vouée à devenir une entreprise relativement petite, devant lutter pour rester compétitive sur un marché soumis à un processus de consolidation rapide ». Autrement dit, Alstom Transport était dès sa naissance voué à être rachetée par Siemens, Bombardier ou par le nouveau champion chinois CCRC !

La dernière étape de ce scandale d’Etat est déjà prévisible : Emmanuel Macron va nous vendre un Airbus du train ! Qui pourrait s’opposer à un tel projet qui, sur le papier, pourrait séduire les Français.

Chiche M. Macron ? Le modèle d’Airbus est fondé sur un pacte d’actionnaires relativement équilibré : les intérêts Français et Allemands sont strictement paritaires, à savoir aujourd’hui 11,1% des actions chacun ; nul ne peut contrôler plus de 15%.

On se demande bien quel est le rapport avec le projet d’Emmanuel Macron d ‘offrir sur un plateau plus de 50% des actions d’Alstom à Siemens !

Ainsi après avoir menti en Anglais, M. Macron va mentir en Allemand. Ce projet est en réalité un nouveau pillage car Alstom vaut plus que Siemens ! Son carnet de commande est plein et ses technologies meilleures. C’est si vrai que dans son contreprojet face à GE, Siemens avait proposé de céder aux Français ses activités ferroviaires, confirmant de facto le peu de valeur stratégique qu’elles avaient au regard des atouts français.

Si M. Macron voulait défendre les intérêts de la France il exigerait que ce soit Alstom qui soit l’actionnaire de référence du nouvel ensemble !

Le fait que M. Poupart-Lafarge reste aux commandes après la prise de contrôle de Siemens est une mauvaise plaisanterie quand on connaît son sens du patriotisme. Il vient encore de mépriser les français qui financent Alstom depuis des décennies en gardant secrètes ces manoeuvres tout en préservant ses intérêts personnels !

Alstom est par ailleurs conseillé par la banque Rothschild, confirmant le conflit d’intérêt permanent avec l’entreprise qui a rendu M. Macron millionnaire et chez qui le président avait toujours des intérêts financiers lors de sa déclaration de patrimoine présidentielle.

Il est donc grand temps que le Parlement crée un Commission D’Enquête Parlementaire  ce que je demande depuis 2014 avec d’autres collègues députés comme Jacques Myard ou Daniel Fasquelle.

Nicolas Dupont-Aignan, Député

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