Procès Gbagbo- Mediapart révèle un montage pour amener Laurent Gbagbo devant la CPI

Mediapart révèle la vraie nature de la CPI : une institution habillée des noms ronflants de « justice », « droits de l’homme » et tout le bla-bla qui va avec, et qui n’a pour finalité que de kidnapper ceux qui se mettent en travers des lignes impérialistes pour les jeter dans leurs culs de basse-fosse à La Haye. Cette institution est actuellement de facto destinée à garder des prisonniers politiques, et les tergiversations autour d’une mise en libération de Laurent Gbagbo le prouvent amplement, indépendamment de la manière dont il y a été transféré, en dehors de toute procédure légale. Il faudrait avoir l’optimisme chevillé au corps pour parler encore de prémisse de justice internationale quand on évoque la CPI. Ce serait plutôt une arrière-cuisine où l’on concocte, entre amis, de petits plans visant à éliminer les gêneurs et à protéger les serviteurs zélés. Sa légitimité même devrait être remise en cause, puisque les dirigeants des pays membres qui ne sont pas satisfaits de son fonctionnement et qui veulent en sortir sont harcelés, destitués et menacés de comparaitre devant ce même tribunal. Vous avez dit Mafia ?   RI  

**Le journal Mediapart publie un article sur les collusions supposées entre le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, la diplomatie française et le pouvoir d’Alassane Ouattara au lendemain de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Les journalistes du média en ligne ont pu consulter des documents qui témoignent d’un montage conçu par l’ex-procureur pour transférer l’ex-chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, derrière les barreaux à La Haye.

Mediapart révèle « les preuves d’un montage » dans le procès Gbagbo et raconte une « opération aux airs de Françafrique ». Ce journal, jeudi soir, a mis en ligne un document « confidentiel » du Quai d’Orsay, qui « révèle », écrit-il, que « la Cour pénale internationale a demandé en avril 2011 de garder prisonnier le président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo ».

Selon Mediapart, Laurent Gbagbo est victime d’un montage politico-judiciaire ourdi par le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, et quelques diplomates français. D’après l’article, au moment de l’arrestation de l’ex-chef d’Etat ivoirien, le 11  avril 2011, dans sa résidence de Cocody, la Côte d’Ivoire n’avait pas encore ratifié le statut de Rome qui préside à l’adhésion du pays à la Cour pénale internationale.

Ce qui n’a pas empêché, affirme le média en ligne, l’équipe d’Ocampo de demander à la diplomatie française – en l’occurrence le directeur Afrique du Quai d’Orsay – que Ouattara ne relâche pas Gbagbo le temps qu’un Etat de la région renvoie l’affaire à la CPI au plus vite.

Pour Mediapart, le procureur Ocampo ne dispose alors d’aucune base légale pour tenter d’incriminer Laurent Gbagbo dans les exactions passées. Et toujours selon le média, les échanges entre Ocampo, le ministère français des Affaires étrangères et le camp Ouattara n’ont rien d’anodin à l’époque.

C’est même la preuve, affirment nos confrères, que le procureur de l’institution outrepasse son devoir de réserve en collaborant avec certains protagonistes de la crise au détriment des autres. « Quid de l’impartialité et de l’indépendance d’Ocampo ? », s’interroge Mediapart.

Photo: Capture d’écran de la TCI, télévision pro-Ouattara, montrant Laurent Gbagbo après son arrestation aux côtés du commandant Wattao des FRCI (pro-Ouattara)
© AFP/TCI

source:http://www.rfi.fr/afrique/20171006-cpi-mediapart-revele-montage-derriere-arrestation-laurent-gbagbo

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