Procès Mme Gbagbo: l’ex-Première dame, en colère, tente de se retirer de l’audience

simone-gbagboL’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, qui comparaît devant la Cour d’Assises d’Abidjan après plusieurs sommations, a tenté mardi de se retirer en pleine audience à la suite d’une crise de colère, à la reprise de son procès.

La Cour d’assises d’Abidjan qui juge Mme Gbagbo, pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité », devrait établir ce mardi un calendrier de passage des personnalités ivoiriennes, pomme de discorde entre l’accusation et la défense depuis plusieurs semaines.

L’ex-Première dame, qui n’a pas entendu dans l’intervention du tribunal un timing pour la comparution de ces barons, s’est emportée en proférant des injures au parquet général et à la Cour d’assises.

Empêchée par le juge-président de se retirer, elle n’a pas manqué de dire ce qu’elle pensait.

« C’est de la foutaise. Vous croyez que parce que vous êtes juges, vous avez le droit de faire tout ce que vous voulez en Côte d’Ivoire (…) si voulez me condamner, condamnez moi mais ne me fatiguez pas », a-t-elle martelé, avant d’ajouter : « Je vous demande de respecter la loi ».

Le procureur général Aly Yéo avait assuré lundi que Mme Gbagbo « sera présente demain (mardi) à l’audience, étant donné que tout est rentré dans l’ordre », indiquant que le président de la Cour, Boiqui Kouadjo allait « proposer un nouveau calendrier » à l’audience.

Ce nouveau calendrier devrait permettre de citer des personnalités ivoiriennes, dont l’actuel président de l’Assemblée nationale et ancien chef de la rébellion, Guillaume Soro, l’ancien Premier ministre, Jeannot Kouadio Ahoussou, et l’ex-ministre Charles Koffi Diby.

Ce retour à la barre des avocats de Mme Gbagbo a été possible grâce à une médiation du bâtonnier, Me Marcel Beugré Adou avec le procureur général, qui a promis un procès équitable.

Me Dohora Blédé, l’un des avocats de Mme Gbagbo, avait fait savoir que la défense et la Cour s’étaient entendus sur le fait qu’il est important que ces personnalités soient citées.

« J’estime que le Procureur général et la Cour d’assises n’ont pas envie qu’on fasse avancer le procès et qu’on aboutisse à la manifestation de la vérité », a lancé Me Rodrigue Dadjé, l’avocat principal de l’ex-Première dame.

Mme Gbagbo comparaît devant la cour d’Assises depuis six mois pour son implication présumée dans des tirs d’obus sur le marché d’Abobo, un quartier dans le nord d’Abidjan, favorable à Alassane Ouattara, le rival de son mari, Laurent Gbagbo, à la présidentielle de novembre 2010.

Elle purge déjà une peine de prison de 20 ans pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » dans la cadre de la crise postélectorale de 2010-2011.

© OEIL D’AFRIQUE

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