Rappel : le Venezuela possède plus de pétrole que l’Arabie saoudite

– D’après un rapport de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), le pays dirigé par Hugo Chávez détenait l’an dernier des réserves prouvées de 296,50 milliards de barils, soit les plus grandes du monde.

Le Venezuela est plus riche en pétrole que l’Arabie saoudite. C’est le rapport annuel de l’Organisation mondiale du pétrole (OPEP) qui l’affirme. Ce document indique que le pays dirigé par Hugo Chávez, actuellement à Cuba pour faire soigner son cancer,disposait en fin d’année dernière de 296,50 milliards de barils d’or noir pouvant être exploités, contre 211,2 milliards un an plus tôt. Il surpasse ainsi le royaume saoudien dont les réserves prouvées sont restées stables, à 264,5 milliards.
En janvier dernier, le président Hugo Chávez affirmait déjà être devenu le numéro un du pétrole devant l’Arabie saoudite. Mais jusqu’à présent, les chiffres de l’OPEP ne le confirmaient pas car l’organisation n’intégrait pas dans ses calculs le pétrole non conventionnel, c’est-à-dire lourd et extra-lourd, qui fait la richesse du Venezuela. C’est désormais chose faite. La forte hausse des réserves prouvées qui en résulte a été le principal moteur de l’augmentation générale des réserves de l’OPEP, qui s’établissent à 1193 milliards de barils (+12,1%).
Un pétrole trop lourd
Le Venezuela a toujours milité pour la reconnaissance par l’Opep du potentiel de son bassin de l’Orénoque, situé dans le nord du pays. Cette zone est considérée comme la plus grande réserve d’hydrocarbures du monde. Elle est actuellement exploitée par la compagnie nationale pétrolière Petroleos de Venezuela (PDVSA) et des partenaires étrangers, dont l’italien Eni. Le Venezuela, qui y produit en moyenne 2,3 millions de barils par jours (mbj) selon l’organisation, espère y produire 4,6 mbj en 2020. Vendredi dernier, la compagnie pétrolière italienne ENI a d’ailleurs engagé 2 milliards de dollars dans des projets communs d’exploitation et de raffinage avec PDVSA dans cette zone.
Mais le point faible du Venezuela réside dans la qualité de son pétrole. Son extraction et raffinage demandent des coûts bien plus élevés que le pétrole léger qui fait la richesse des sous-sols saoudiens. Le Venezuela a plus de difficulté à transformer et rendre commercialisable son or noir. Même s’il dispose de plus de réserve, il reste donc loin derrière l’Arabie saoudite en termes de production (8,16 mbj en 2010 contre 2,85 millions pour le Venezuela) et d’exportation (950.900 mbj contre 751.100 mbj).
lefigaro.fr – Article publié en 2011.

: Afrique Monde

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