RDC: l’opposition évoque un “candidat unique”

Les deux principaux opposants au président Jospeh Kabila ont parlé pour la première fois d’une “candidature unique” aux élections prévues à la fin de l’année en République démocratique du Congo où l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a rendu les conclusions de son audit du fichier électoral.

Nos équipes sont à pied d’oeuvre en vue de l’élaboration d’un programme commun et le moment venu, la désignation d’un candidat unique à la prochaine élection présidentielle“, écrivent dans un communiqué conjoint Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi.

Les deux candidats déclarés enjoignent le président Kabila de “cesser toute velléité de briguer en violation de la Constitution un troisième mandat qui plongerait le pays et la région dans le chaos“, dans ce communiqué commun daté de New York.

Ils répètent leur refus de la “machine à voter” pour les élections prévues le 23 décembre, demandent la libération de “prisonniers politiques” et le rapatriement de la dépouille du chef historique de l’opposition Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017.

M. Katumbi, en exil de fait à Bruxelles, et M. Tshisekedi, qui a succédé à son père à la tête de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), affirment s’être rendus ensemble à Bruxelles, Paris Washington et New York.

Les élections du 23 décembre doivent organiser le départ et la succession du président Kabila, dont le deuxième et dernier mandat de cinq ans a pris fin le 20 décembre 2016.

Un peu plus de 40 millions d’électeurs ont été enregistrés par la Commission électorale nationale et indépendante (Céni) qui a soumis son fichier électoral à un “audit” mené par l’OIF.

Ce fichier électoral est “inclusif, exhaustif, et actualisé mais perfectible”, concluent les experts de l’OIF qui demandent “son affichage provisoire pour permettre d’aboutir à des listes électorales définitives conformément à la loi”.

L’OIF relève “au titre des faiblesses” “l’absence notoire d’un système d’Etat civil et de recensement général de la population“.

La présence d’électeurs sans empreintes (digitales, ndlr) à hauteur de 16,6% répartis sur l’ensemble du territoire national ne remet pas pour autant en cause, conformément à la loi, leur qualité d’électeurs“, ajoutent les experts de l’OIF.

oeildafrique.com

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