Réaction des cadres libéraux : «Fada, le cheval de Troie au sein du Pds, s’est auto-exclu»

Modou Diagne Fada, président groupe parlementaire libéral et démocratique
Modou Diagne Fada, président groupe parlementaire libéral et démocratique
Modou Diagne Fada, président groupe parlementaire libéral et démocratique

Les cadres libéraux qualifient l’épisode du contrôle du groupe parlementaire de l’opposition de «forfaiture de Macky Sall via son obligé Moustapha Niasse et son cheval de Troie au sein du Pds, finalement exclu».

Une allusion à Modou Diagne Fada dont la liste a été validée contre celle de Aïda Mbodj. La Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) considère que le leader des «Réforma­teurs» s’est «plutôt auto-exclu de fait, conformément aux textes et règlements» du Pds.

En effet, rappelle-t-on dans un communiqué, «à l’instar de toutes les formations politiques du monde, il est interdit de présenter une liste concurrente et dissidente à celle du parti dans lequel on milite».

Cette structure, proche du camp de Abdoulaye Wade, estime que Fada «n’est ni mandataire, encore moins Secré­taire général national ou responsable moral du parti». Cheikh Seck, vice-président de la Fncl, et ses «frères» disent désormais avoir clos le débat et préfèrent «prendre à témoin le Peuple sénégalais».

Tout en réitérant leur «immense fierté» pour la bataille menée par «leurs» députés, les cadres libéraux exhortent les militants des partis membres du Cadre de concertation de l’opposition (C2O) à «monter des groupes de résistance républicaine dans tous les secteurs» et à faire «rendre la paternité du groupe parlementaire des Libéraux et démocrates dont la seule et unique présidente demeure l’honorable députée Aïda Mbodj».

La Fncl invite le Pds, l’Ucs, Rewmi, Aj, Bokk gis gis et le Fsd/Bj à poursuivre le combat contre les lois «liberticides», les «forfaitures incessantes» à l’Assemblée nationale.

Elle attire ainsi l’attention de ces partis de l’opposition sur «le prétendu référendum annoncé par le Président Macky Sall qui va user, très certainement, d’artifices orthographiques, dans la tournure des questions, afin de ne pas respecter son engagement de réduire son mandat à 5 ans en se drapant de la «légitimité référendaire».

Pour les cadres libéraux, cette question doit faire l’objet d’un consensus. «Le cas échéant, le régime sera seul responsable des conséquences politiques de toute forfaiture électorale», avertissent-ils.

Hamath KANE
hamath@lequotidien.sn

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