Rencontre Poutine – Assad : les dirigeants plaident pour la reprise du « dialogue politique » en Syrie

Russian President Vladimir Putin meets with Syrian President Bashar al-Assad in the Black Sea resort of Sochi, Russia May 17, 2018. Sputnik/Mikhail Klimentyev/Kremlin via REUTERS ATTENTION EDITORS - THIS IMAGE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY.

Le porte-parole du Kremlin a annoncé que le président russe Vladimir Poutine a rencontré son homologue et allié syrien Bachar al-Assad, ce jeudi à Sotchi et que « des pourparlers assez approfondis ont eu lieu ». Poutine s’est ainsi dit « favorable à une activation du processus politique » et souhaite, grâce à cela le « retrait des forces armées étrangères », sans préciser auxquelles il faisait référence.

Vladimir Poutine et son allié syrien Bachar al-Assad ont appelé jeudi, lors d’une rare rencontre à Sotchi en Russie, à la reprise du « dialogue politique » censé mettre un terme à sept ans de conflit et entamer la phase de reconstruction du pays.

C’était la première rencontre entre le président russe et son homologue syrien depuis une courte entrevue en décembre sur la base russe de Hmeimim en Syrie, à l’issue de laquelle Vladimir Poutine avait annoncé le retrait d’une partie du contingent militaire russe.

Les deux dirigeants s’étaient également rencontrés en novembre, déjà à Sotchi, ville balnéaire au bord de la mer Noire située dans le sud-ouest de la Russie.

Poutine a félicité Assaf pour les « succès de l’armée gouvernementale »

« Aujourd’hui, le président Poutine a eu des entretiens avec le président syrien Bachar al-Assad, qui s’est rendu à Sotchi pour une visite de travail », a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

La télévision russe a diffusé de courts extraits de l’entretien entre les deux hommes. Vendredi Vladimir Poutine reçoit la chancelière allemande Angela Merkel sur la question de la Syrie, et prochainement le président français Emmanuel Macron.

Jeudi, le président russe a félicité le président syrien pour les « succès de l’armée gouvernementale syrienne dans la lutte contre les groupes terroristes », qui ont permis de « créer des conditions supplémentaires en faveur d’une activation du processus politique à grande échelle », selon un communiqué du Kremlin.

« Les forces étrangères vont se retirer du territoire »

L’intervention militaire russe en Syrie, débutée en septembre 2015, a permis à l’armée syrienne de reprendre la grande majorité des territoires conquis par l’organisation djihadiste État islamique et à significativement affaiblir les groupes rebelles, les chassant de la ville d’Alep et des quartiers de la Ghouta orientale près de Damas.

« Avec le début du processus politique dans sa phase la plus active, les forces armées étrangères vont se retirer du territoire syrien », a poursuivi Vladimir Poutine, sans préciser à quelles « forces étrangères » il faisait référence.

« La prochaine tâche est, bien sûr, le redressement économique et l’aide humanitaire aux personnes qui se trouvent dans une situation difficile », a ajouté le président russe.

D’après Assad « la stabilité s’améliore » en Syrie

« La stabilité s’améliore » en Syrie, a assuré de son côté Bachar al-Assad, « ouvrant la porte au processus politique que nous avons commencé il y a quelque temps », selon des propos traduits par le Kremlin.

« Nous savons que ce ne sera pas facile car certains pays ne veulent pas que la stabilité revienne en Syrie. Cependant, avec vous et d’autres partenaires et amis, nous continuerons à avancer fermement dans le processus de règlement en faveur de la paix », a-t-il affirmé.

« Grâce aux succès militaires, nous parvenons à normaliser la situation dans le pays, ce qui ouvre la voie au retour de nos nombreux concitoyens dans leur foyer », a-t-il ajouté.

Assad aurait choisi des émissaires pour un « Comité constitutionnel » en Syrie

Selon le Kremlin, Bachar al-Assad a décidé suite à cette rencontre de choisir des émissaires en vue de la « formation d’un Comité constitutionnel qui devra travailler sur la loi fondamentale en Syrie » et qui « seront envoyés à l’ONU ».

Le président syrien s’est en outre félicité de l’« augmentation des investissements russes au cours des dernières années » dans le pays en guerre, insistant sur les besoins du processus de reconstruction.

Mercredi, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques affirme avoir établi que « du chlore a été libéré de cylindres par impact mécanique dans le quartier d’Al Talil, à Saraqeb », en février. Une information qui était jusqu’ici contredite par la Russie et la Syrie, alliés depuis le début du conflit.

ouest-france.fr

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