Restructuration des entreprises, baisse du coût de la vie, Code de la presse… : Le mets social de Macky

La Coalition des Centrales syndicales du Sénégal (Ccss) s’est réjouie de la signature du Pacte de stabilité sociale et d’émergence. Cependant,  les leaders syndicaux attirent l’attention de l’Etat sur les vrais gages d’une stabilité sociale non sans faire retenir aux autorités «qu’on ne peut pas demander aux organisations de ne pas lutter» pour l’amélioration des conditions de travail de leurs mandataires.

Les travailleurs affiliés à la Coalition des Centrales syndicales du Sénégal (Ccss) (Cnts, Unsas, Csa, Udts, Cnts/Fc) ont célébré hier au stade Demba Diop, la Fête du travail. Cette année, elle revêt un cachet particulier avec la ratification récente d’un pacte de stabilité sociale et d’émergence avec l’Etat. Celui-ci ouvre une ère nouvelle dans la recherche de solution pour un espace social pacifié au Sénégal en ce sens qu’il œuvre pour «l’institutionnalisation du dialogue social». 

Cette initiative du gouvernement a été saluée hier par Cheikh Diop, porte-parole de la Ccss, qui constate des avancées significatives par rapport aux années précédentes où le fil du dialogue était rompu à cause du non-respect des engagements.

«Pour la première fois au Sénégal, un président de la République a pris l’initiative de convoquer une conférence sociale qui a abouti à la signature d’un pacte de stabilité sociale. L’intitulé du pacte appelle de notre part deux questions : y avait-il dialogue social ? Comment faire pour l’entretenir ?

Un dialogue social qui foule au pied les droits des travailleurs, un dialogue social où règne la méfiance…est un dialogue de sourds. Le dialogue social fait de méfiance et de suspicion est derrière nous», fait retenir le Sg de la Cnts/Fc, Cheikh Diop.

Toutefois, «la paix sociale ne se décrète pas, elle se sécrète», laisse entendre Mballo Dia Thiam qui indique que, quoique ce pacte ait été signé, «on ne peut pas demander à des organisations syndicales de ne pas lutter. Ce qui peut garantir une paix sociale, c’est la matérialisation des accords signés. C’est pour cette raison que cette année en lieu et place d’un cahier de doléances, nous allons déposer un plan d’action qui visera la prise en charge de l’ensemble des doléances des travailleurs». 

Cette position est totalement partagée par Cheikh Diop qui prévient que les organisations syndicales seront toujours en première ligne pour défendre les travailleurs. «Notre option n’est pas la confrontation, mais si elle s’impose à nous, nous l’assumerons.» Prenant la balle au rebond, le ministre du Travail, de la Fonction publique, des Organisations professionnelles, Mansour Sy, invite les Centrales syndicales à œuvrer avec le gouvernement pour la pérennisation du dialogue social en insistant sur «la vérité». «Le Président a demandé au gouvernement de prendre des engagements réalistes et réalisables. Le gouvernement a pris l’engagement d’instaurer un dialogue permanent. Le Président a d’ailleurs signé un décret pour mettre en place le haut conseil du dialogue social où toutes les revendications seront discutées», annonce le ministre.

Écrit par Thiebeu NDIAYE

tndiaye@lequotidien.sn

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