REVELATIONS SUR LA BROUILLE ENTRE WADE ET MACKY Le Colonel Ndaw démonte le complot des faucons

colonel_Aziz-NdawDans son ouvrage «Pour l’honneur de la gendarmerie sénégalaise », le colonel Abdoulaye Aziz Ndaw monte en épingle le complot des « faucons civils et militaires » qui ont travaillé à dresser le Président Wade contre collaborateur d’alors, Macky Sall. L’auteur démonte leur plan et parle du rôle joué par le Général Fall dans ce dossier.

«Le jeu des faucons civils et militaires»
«Je comprends la révolte d’un Macky Sall, que Wade accusa de tout, alors qu’il était innocent par rapport au clan de Wade. Des faucons, comme le Général Fall , profitèrent de tout pour troubler la quiétude d’un Président sénile, et user de son âge , de sa vieillesse, pour lui créer , à tout bout de champ, partout des ennemis », a déclaré  sans ambages le colonel Abdoulaye Aziz Ndaw son livre : « Pour l’honneur de la gendarmerie sénégalaise ». Avant de décliner les procédés de Wade : « Wade n’avait pas besoins de jugement , ni de  juge.

On  lui offrait des personnes à abattre, il les faisait abattre. Les faucons reprochaient à Macky sall, ses succès de Premier Ministre, et de Directeur de campagne de Wade ». Les faucons évoluaient  dans un système où personne n’était à l’abri. « Dès la fin des élections législatives de 2007, ils avaient mis en place un plan pour déstabiliser  Macky et l’éloigner de Wade. Il ne répondait pas à leur critère  de prédation et de mise à sac des biens de l’Etat. Il gênait  et Wade avait confiance en lui. Tout le clan du Wadisme  allait faire preuve de constance et de réussite dans sa capacité à manipuler le Président de la république »,  indique-t-il.

Et de poursuivre : « Le clan Wade inventait des histoires de détournements de fonds et d’atteinte à la sûreté  de l’Etat.Un dossier Macky sall était monté dés Mai 2007 par les  faucons, avec l’aide de prétendus services de renseignements, qui faisaient des fiches contre le Premier Ministre.Le Général Abdoulaye Fall profita de cette situation nauséabonde du Premier ministre pour sauver sa propre tête , en liant le sort de Macky à mon propre sort .Il  offrira aux faucons le dernier prétexte  pour faire perdre à Macky, et à jamais, la confiance du Président ». Il explique dans les détails la façon  dont  les faucons ont réussi leur coup. «En m’accusant de servir les intérêts de Macky, le Général avait confirmé au Président les soupçons  que les faucons avaient mis sur la table depuis belle lurette. Le Président réagissait en  Don, il scella mon sort et le sort du Premier Ministre par deux décrets . Le premier décret   nomma Aguibou  Soumaré Premier Ministre, à la place de Macky Sall, à la surprise générale. Le deuxième  décret  nomme Dieye  Haut commandant  en second de la gendarmerie, là aussi à la surprise générale ».

«Me faire taire à tout prix»
Le colonel Abdoulaye Aziz Ndaw raconte aussi les méthodes utilisées par le Général Abdoulaye Fall pour le nuire. « Le Général, certainement mis au courant de mes décisions et stratégies par le colonel Cissé, avec qui il entretenait une relation d’intérêt, déploya un ensemble de stratégie pour me nuire et me neutraliser. Les menaces, délations, agressions, attentats et pressions prirent toutes les formes possibles », dit-il. Et là, renseigne-t-il, un marabout de ma famille maraboutique  de Gouye Mbinde a été mis à contribution pour me  couper de ma protection mouride par deux actions.

Selon lui, le «Général n’hésita pas à mentir honteusement à Sérigne Bara, à l’époque Khalife  général des mourides, en lui disant que j’avais  eu des problèmes  avec le Président Wade, car j’avais interdis aux militaires de voter ». Connaissant mon tempérament, souligne le colonel, El hadj Bara accepta cette explication sans sourciller.

La deuxième  offensive fut dirigée vers Serigne  Sidy  Moctar, Khalife de la famille maraboutique pour me desservir. « Un marabout, traitre et intéressé, introduisit le Général chez le khalife de Gouye Mbinde pour exposer le différend  qui nous opposait. Le Général, cette fois-ci, expliqua à Serigne Cheikh Maty Leye que j’avais voulu, avec la complicité de certains colonels, ravir sa place. J’avais monté un complot pour prendre sa place dans le commandement, alors qu’il m’avait donné toute sa confiance ».

La réponse de Serigne Cheikh ne s’est pas fait attendre puisque, selon le colonel Ndaw , celui-ci répondit en ces termes : « Le colonel n’avait pas reçu une telle éducation et qu’une telle attitude le surprendrait de ma part ». Le « Général ne s’est pas limité à ces manœuvres » Toujours déterminé à en finir avec son second, M. Ndaw énonce, que « le Général  a également ouvert une autre offensive vers des officiers généraux de la deuxième  section, à qui il a fournit des versions mensongères sur mon limogeage ». Et de dire : « je ne sus ces versions que durant le cocktail de noël  2007, offert par le CEMGA, qui m’imposa d’y participer »

«Complicité de la justice militaire»
Le Général haut commandant de la Gendarmerie avait mis en place un dispositif laissant penser que Macky Sall, avec la complicité de certains militaires, veut attenter  à la sureté  de l’Etat. «Macky Sall  fut surpris de s’entendre accuser par le Président de la république  de déloyauté et d’atteinte à la sureté de l’Etat avec la complicité de militaires comme le colonel Ndao». Macky sall, si l’on en croit au colonel Ndao,  «affirma à la surprise du Président de la république , qu’il ne connaissait pas le colonel Ndaw, ne l’avait jamais rencontré et , par conséquent, n’avait aucun lien , officiel ou non officiel, avec lui »
Grace à son intervention, il parvint à renverser la situation. « Ma lettre et le rapport de police prouvaient au Président les mensonges du Général depuis le mois de juin et la manipulation effectuée. Le Président sembla rentrer dans une colère terrible et voulut sur le champ relever le Général de son commandement ». Ainsi, le Général a été ridiculisé par le Président de la république. « Le Président traita le Général de tous les noms d’oiseaux, lui rappela certains  passages douteux  de son passé, les accusations de Farba  Senghor sur certains événements  de la Casamance. Il le traita comme on ne devrait pas traiter un chien », raconte-t-il.  C’est de là,  renseigne-t-il, qu’il fut conseillé au président de la République de me faire affecter à l’extérieur du pays, en qualité d’Attaché Militaire.
avec AT

CIRE BA

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