Révision De La Constitution : L’opposition Parle De Manipulation Électoraliste

L’Initiative pour des élections démocratiques continue à dénoncer fermement  la volonté du Président Macky Sall, avec le projet de loi sur le parrainage adopté en Conseil des ministres le 21 mars 2018.

Pour l’opposition, il s’agit  «de manipuler la constitution à des fins électoralistes en modifiant les règles du jeu à un an de la présidentielle. Le peuple n’a jamais toléré une telle pratique et ne la tolèrera pas !»

L’Ied estime qu’il s’agit d’une «attaque visant à détruire les bases démocratiques du Sénégal et appelle tous les démocrates, les républicains, les citoyens à se rassembler à la Place Soweto le jour du vote en séance plénière par l’Assemblée nationale aux ordres de Macky Sall. Pour dire non à la manipulation de la constitution».

Par ailleurs, les partis politiques et les organisations démocratiques signataires de l’Initiative pour des élections démocratiques (Ied) au Sénégal  informent s’être rendus dans les départements de Pikine et Guédiawaye, le jeudi 22 mars 2018, pour visiter les commissions administratives mises en place par le gouvernement, dans le cadre de la révision exceptionnelle des listes électorales en vue de l’élection présidentielle de 2019.

L’Ied dit  constater que les commissions administratives installées dans les communes ne s’occupent que des transferts, radiations et autres opérations classiques. Par contre, dans les sous préfectures, des commissions «spéciales» fixes ou mobiles sont chargées des nouvelles inscriptions et de la distribution des cartes d’électeur.

Au niveau de la préfecture de Pikine, explique l’Ied, une commission «spéciale» est chargée de distribuer les cartes d’électeur des citoyens inscrits dans le département de Pikine et votant dans les autres régions du Sénégal. «Une telle commission n’existe pas dans le département de Guédiawaye», précise l’opposition qui constate qu’il s’agit là «de violations flagrantes du code électoral dont l’objectif est d’empêcher les citoyens sénégalais de s’inscrire sur les listes électorales notamment les jeunes qui auront 18 ans avant le 24 février 2019, mais aussi de bloquer la distribution des cartes d’électeur de nos concitoyens».

L’Ied demande à ses parties prenantes de s’organiser dans toutes les communes du Sénégal et dans les départements de la Diaspora, notamment dans les communes abritant les sous-préfectures pour assister les citoyens dans les inscriptions et les retraits des cartes d’électeur.

Georges Nesta  DIOP

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