Saourou SENE, SG SAEMS : «Uby Tey Jang Tey  n’est qu’un slogan…»

Saourou SENE, SG SAEMS : «Uby Tey Jang Tey  n’est qu’un slogan…»

Comme les années précédentes, le gouvernement a voulu mettre la charrue avant les bœufs. Sans se donner les moyens de sa symphonie, il a encore fredonné la chanson, passant outre les autres instruments de l’orchestre.  Résultat des courses: une cacophonie.

Mais pour Saourou SENE, Secrétaire général du SAEMS, «Uby Tey Jang Tey»  n’est qu’un slogan mobilisateur, pour permettre aux parents d’élèves d’amener les enfants à l’école.

«Le démarrage des cours n’est pas effectif dans les établissements. Nous avons fait le tour de quelques établissements et nous nous sommes rendu compte que le bruit est là, mais les cours ne peuvent pas démarrer.

Les élèves sont plutôt préoccupés par les formalités d’inscriptions. Peut-être la semaine prochaine, on pourrait voir un début timide des cours. Pour certaines écoles, l’environnement scolaire nécessite des travaux de nettoyage.

Les parents d’élèves ont l’habitude, pour le premier jour, de considérer que c’est un jour d’inscription et non de cours.  Il y a même des parents qui laissent leurs enfants à la maison, pour venir effectuer l’inscription à leur place.

Et ce n’est qu’après la semaine suivante, de tradition, qu’ils ont l’habitude de laisser les enfants aller à l’école. Même en venant à l’école, malheureusement pour nous tous, il faut le dire, ils viennent sans conviction en disant que comme de tradition, les cours ne pourront démarrer que plus tard.

Cette situation qui prévaut en ville est la même à l’intérieur du pays, notamment dans les localités qui abritent des abris provisoires. En milieu rural, les enfants ne viennent même pas et pareil aussi pour les parents, sinon pour s’acquitter des formalités d’inscription. Parce qu’il n’y a pas d’écoles à ce niveau. 

Par ailleurs, la balle est dans le camp du gouvernement qui a l’obligation d’honorer ses engagements vis-à-vis des enseignants, s’il veut que les cours démarrent et se poursuivent normalement dans les écoles.  Une année apaisée est possible à condition que le gouvernement respecte les accords qu’il a signés avec les organisations syndicales.

L’année dernière nous avons donné la chance au dialogue et à la concertation malheureusement on a beaucoup dialogué mais il y a peu d’actes. Cette année les enseignants n’accepteront plus ce qui s’est passé l’année dernière. C’est raison pour laquelle je suis sincèrement très sceptique», déclare le syndicaliste.

 

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