S’approcher au plus près du soleil sans fondre, c’est le défi que s’apprête à relever Parker Solar Probe, la nouvelle sonde de la Nasa.

Un million de degrés, c’est la température qu’atteint la couronne solaire, la partie externe de l’atmosphère du Soleil. Un million de degrés, c’est aussi la température à laquelle devra résister Parker Solar Probe, la dernière née des sondes de la Nasa.

Entre le 31 juillet et le 19 août, ce petit bijou de technologie va s’approcher au plus près de l’étoile jaune, distante de 150 millions de kilomètres de la Terre. Avec une mission bien précise: percer le mystère de l’accélération des particules du vent solaire, phénomène découvert par Eugene Parker dans les années 1960 et que les scientifiques n’ont jamais réussi à expliquer.

700.000 km/h

Construire une structure capable de résister à des températures si extrêmes est une gageure sur laquelle l’agence spatiale planche depuis plusieurs années. Beau bébé de 685 kilos, Parker Solar Probe sera équipé d’un épais bouclier thermique, de panneaux solaires et d’un circuit de refroidissement.
Mais pour comprendre comment un aéronef peut résister à telle fournaise, un élément est à prendre en compte: la différence entre la température – la mesure de la vitesse à laquelle les particules se déplacent – et la chaleur – l’énergie libérée par ces mêmes particules.

“La couronne du soleil, où nous allons, n’est pas si dense que ça en particules”, explique Betsy Congdon, ingénieure à la Nasa. “Même si celles-ci sont très chaudes, nous n’en touchons que quelques unes. C’est comme lorsque vous mettez la main dans un four, il peut être à 200°C, pour autant votre main ne sera pas à 200°C.”

Atteignant les 700.000 kilomètres à l’heure, Parker Solar Probe sera aussi l’engin spatial le plus rapide jamais construit.
La phase de recueil de données doit durer de 2018 à 2025 pour un coût total de 1,5 milliard de dollars (1,2 million d’euros). A noter, l’Agence spatiale européenne (ESA) a développé sa propre sonde, Solar Orbiter, elle aussi chargée d’étudier le fonctionnement du Soleil et de son atmosphère. Solar Orbiter devrait être lancé en 2020 pour une durée de sept années. Preuve que le soleil a encore bien des choses à nous apprendre…

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