Scandale foncier : Le Fouta vendu aux marocains

Il y a un véritable scandale foncier dans la commune de Dodel et de Demette , dans le département de Podor (nord du Sénégal) sur la frontière avec la Mauritanie dont malheureusement personne ne parle. En effet, par délibération numéro 03 /CD/CM, le conseil municipal de la commune de Dodel a affecté dix mille ha au groupe Afri-Partners, une société privée marocaine.

Mais cette affectation des terres aux privés étrangers pour un bail de 40 ans renouvelable est décriée la population riveraine (voir documents). Des intellectuels, cadres de cette localité, ayant compris que leur patrimoine foncier est bazardée par des hommes politiques de connivence avec des hommes d’affaires venus de l’extérieur, ont saisi des spécialistes des questions foncières.

Ils ont décidé d’attaquer cet abus de pouvoir devant les tribunaux. Des huissiers sont envoyés sur place pour constater cette expropriation et les risques que comporte le projet.

Des terres affectées auparavant ont à nouveau été réaffectés au projet. En regardant la cartographie de ces terres affectées, le constat est amer. Des villages risquent de disparaitre ainsi que les cimetières de certaines localités.

Selon les ressortissants de cette contrée, la délibération s’est faite sous la pression de l’administration territoriale dirigée par le gouverneur de la région de Saint-Louis qui s’est contenté d’appliquer, semble-t-il, les instructions des plus hautes autorités du pays.

Les Marocains vont verser deux milliards de francs Cfa aux communes de Dodel et de Demette. Seulement, 2000 ha seront redistribués à la population locale qui servira de main-d’œuvre dans le cadre de la mise en œuvre du projet. Il est prévu 1000 emplois non qualifiés proposés par les marocains.

Au début, les responsables du projet ont annoncé vouloir exploiter uniquement le Kolongal (terre de décrue) de Bandia. Mais, l’on se rendra compte par la suite que tous les villages sont menacés.

Des manifestations contre l’occupation des terres sont prévues le 03 juillet à Dodel. Les ressortissants des villages des communes de Demeth et de Dodel basés en France et aux Usa vont prendre le relais pour éviter un ‘’Fanaye bis’’, avec mort d’homme, dans le Fouta.

De Balerou, à l’Est, Marda et Pathé galo à l’ouest, du Douyé au sud et Dara halaybé et Ndormboss au nord, il ne reste aucune terre qui n’a pas été engloutie par le projet marocain. Des bornes de délimitation sont juste plantées derrière chaque village.

Conséquence, des parcs à bestiaux menacés et il ne reste plus rien à la population de cette contrée de l’ile-à-morphil dans le Fouta. Sur l’autre rive du fleuve, en Mauritanie, les habitants de Boghé souffrent eux aussi de l’occupation des saoudiens.

Afriquemidi.com

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