Sénégal-Afrique-Santé : Le Pr Souleymane Mboup déplore l’insuffisance des ressources allouées à la recherche

Le Pr Souleymane Mboup a déploré lundi l’insuffisance des ressources allouées à la recherche et qui «se révèle être un obstacle de taille dans un monde où l’information scientifique et technologique est de plus en plus commercialisée et de plus en plus onéreuse».

«Cette insuffisance de ressources concerne des pays qui pourraient sans peine consacrer d’importantes sommes à ce type d’activités», a-t-il dit à l’ouverture de la 3ème réunion annuelle du West african network again aids, Tb and malaria (Wanetam) dont il est le coordonnateur.

Le programme Wa­netam est, d’après l’Aps, un réseau d’excellence sous-régional qui couvre 14 grands instituts de recherche de 7 pays d’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Gambie, Ghana, Guinée Bissau, Sénégal, Mali et Nigeria).

Le Pr Mboup a fait savoir que l’insuffisance des financements avait conduit à la mise en place, en 2003, du Partenariat des pays européens et en développement sur les essais cliniques (Edctp), suite à la crise sanitaire mondiale provoquée par les 3 principales maladies liées à la pauvreté, que sont la tuberculose, le paludisme et le Vih/Sida.

  Il a, à ce sujet, souligné l’engagement pris par l’Union européenne d’atteindre au plus tard en 2015 les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). Pr Mboup a rappelé à ce propos que la période active de financement du premier programme Edctp (2003-2012) est arrivée à son terme.

«L’Edctp 1 a enregistré des résultats importants et a permis de développer à ce jour 8 traitements médicaux améliorés, notamment pour les nouveaux nés, les enfants ou femmes enceintes ou allaitantes atteints du Vih/Sida ou du paludisme», a confié Souleymane Mboup.

Il a par ailleurs fustigé l’incapacité de la communauté scientifique et technologique à susciter un appui économique et politique endogène en faveur de ses activités, qui se présente comme l’obstacle principal à l’accès à la croissance. «Ce qui, a son avis, a engendré une tendance à la privatisation des fruits de la recherche scientifique et conduit nombre d’institutions de la science des pays industrialisés à restreindre l’accès à la connaissance qu’elles utilisent.»

D’après le scientifique sénégalais, «de nouvelles technologies scientifiques ont été développées et les applications créatives en résultant se sont révélées être de véritables révolutions scientifiques, impensables il y a encore quelques décennies». Malheureusement, a-t-il dit, «trop peu de progrès scientifiques se traduisent par le développement de médicaments, microbicides ou vaccins qui répondent aux besoins urgents et réels des populations des pays en développement».

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