SENEGAL AIRLINES La psychose du «Joola»

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Au moment où le Sénégal célèbre ce jour le onzième anniversaire du naufrage du «Joola» au large des côtes Gambiennes dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 septembre 2002, emportant avec lui, dans les profondeurs de l’Océan Atlantique des milliers de morts, le débat sur la sécurité aérienne est tout à fait à propos dans le contexte des nombreuses défaillances techniques auxquelles la compagnie nationale Sénégal Airlines habitue ses passagers.

Aujourd’hui, onze ans après, qu’en est-il vraiment des enseignements tirés de cette catastrophe ? Y a-t-il des ruptures sur les politiques de gestions de gouvernances et gestions ?

Y’a-t-il un changement de pratiques et de comportements ? Y a-t-il une réelle volonté politique d’œuvrer pour que le slogan de «plus jamais ça», devienne une réalité ?  La réponse à toutes ces interrogations est certainement «non !».

Onze ans après la tragédie du Joola, rien n’a changé sous le ciel Sénégalais. Le cas de la compagnie aérienne «Sénégal Airlines» illustre parfaitement cette assertion. En effet, de sa création à aujourd’hui, cette compagnie n’arrive pas à véritablement décoller à cause d’énormes difficultés liées essentiellement à son exploitation. Ce sont des problèmes techniques à n’en plus finir.

Ses aéronefs desservant la capitale du Sud du pays ont fini par installer aujourd’hui la psychose d’une nouvelle catastrophe, cette fois-ci aérienne sur l’axe Dakar-Ziguinchor, comme le cas du Joola en 2002.

Rien qu’en ce mois de septembre 2013, en l’espace d’une semaine, deux grosses frayeurs. Un appareil affrété par cette compagnie, assurant la liaison Dakar-Ziguinchor a rebroussé chemin en début de vol, il y a deux semaines et tenter un atterrissage d’urgence sur Dakar avec ses dizaines de passagers à cause d’un problème technique. La version officielle servie aux passagers par le commandant de bord: «impossibilité d’actionner le train d’atterrissage de l’appareil».

Pourtant, une semaine plus tard, comme pour le cas du Joola, les responsables de cette même compagnie n’ont ménagé aucun effort pour mettre encore la vie des passagers en danger en programmant cet appareil dans leur planning de vol. Résultats, les dizaines de passagers, pourtant embarqués à l’aéroport Léopold Sédar Senghor à destination de Ziguinchor, sont finalement revenus à la case de Dakar pour le même ennui technique au niveau des trains d’atterrissage.

«Sénégal Airlines», pourtant créé en 2009 sur les cendres de la défunte «Air Sénégal International», n’est pas à ses premières défaillances techniques. En effet, depuis janvier 2011, date de ses premiers vols, notre chère compagnie nationale n’a cessé de cumuler pannes et retards au grand-dam de ses passagers.

La compagnie n’a d’ailleurs, d’après certaines sources concordantes, jamais su réellement atteindre sa vitesse de croisière. Au regard de toutes ces circonstances, on se demande si vraiment cette compagnie, à la limite, respecte les règles minimales de sécurité.

Mais également, que deviendront, en cas de crash, Dieu nous en préserve, les familles des victimes du fait de sa situation financière difficile qui n’est plus un secret.

Nando Cabral Gomis Sudonline

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