Sénégal: un Général français invite à «s’adapter au mode opératoire» des terroristes

2014-efs-t-2Le commandant des Eléments français au Sénégal (Efs) Général Pascal Facon a appelé jeudi à Dakar à «un usage raisonné de la force et à réadapter le cadre international à la réalité du moment», évoquant ainsi le combat contre le terrorisme.

Gl Pascal Facon est convaincu que les médias contribuent à faire du terrorisme une question de «grande importance par rapport à une infime minorité de meurtriers». Selon le haut cadre de l’armée française qui présidait la 11ème «Matinale géopolitique» du Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS),«les télévisions françaises ne parlent que du terrorisme depuis les attentats de Paris» du 13 novembre ayant fait 130 morts et 350 blessés. Le Commandant des Eléments français au Sénégal (EFS) a estimé qu’on doit «délivrer un message d’espoir» et que «la joie de l’âme est dans l’action» face au terrorisme.

La 11ème «Matinale géopolitique» avait pour thème «Les peuples face à la mondialisation de la terreur: quel rôle pour les acteurs étatiques et non étatiques contre l’hyper terrorisme?». Pour le Gl français entouré d’universitaires et de chercheurs, «la première influence du terrorisme révèle l’existence de conflits qui ne sont pas des guerres mondiales, mais des crises mondiales avec les flux (migratoires) et la cybercriminalité». Sur ce point, Pascal Facon a insisté sur la nécessité de mener des actions militaires pour endiguer le fléau.

En revanche, prenant l’exemple de jihadistes français et belges revenus de Syrie en trompant la vigilance des services de renseignement français et belges pour commettre des attentats à Paris, Gl Facon s’empresse d’ajouter qu’il faut une «collaboration ministérielle entre les Etats», parce que, selon lui, il existe «une porosité entre la sécurité intérieure et celle extérieure».

Dans le diagnostic qu’il établit du terrorisme, Gl Facon reconnait la difficulté à maîtriser l’ennemi qui «est en mutation permanente comme un virus». Pour le Français, «l’une des caractéristiques, c’est qu’il (l’ennemi) agit comme un Etat pour fabriquer des suicides». Et pour cela, il précise qu’on doit réfléchir sur les opérations de maintien de paix à travers le monde. Estimant que le droit international est mis à mal, Gl Facon invite à une réponse étatique dans la lucidité, l’intelligence et le discernement. «Il faut faire appel à un usage raisonné de la force. Dans ce cas, il faut s’adapter au mode opératoire de l’adversaire et réadapter le cadre international à la réalité du moment», affirme le Commandant des EFS.

© OEIL D’AFRIQUE

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*