Série. À Dakar, drôles de dames

Les mésaventures des héroïnes de Dinama Nekh en disent long sur le Sénégal moderne, ses rêves, ses angoisses. Lancée en 2013, cette série comique en wolof cartonne.

Le 31 mars dernier, un nouveau cinéma a ouvert ses portes à Dakar. Baptisé Complexe cinématographique Ousmane Sembène, ce nouvel établissement rend hommage au “père du cinéma africain” [décédé en 2007]. Les œuvres de Sembène et d’autres réalisateurs des années 1960 et 1970 ont en effet marqué l’apogée du cinéma sénégalais. Ces dernières années, la production cinématographique du Sénégal n’a fait que diminuer et Dakar manque cruellement de salles. Alors qu’elle a abrité jusqu’à 80 cinémas, la capitale du Sénégal n’en comptait plus que quatre en 2016.

Se faire plaisir en wolof

À défaut de fréquenter les salles obscures, la plupart des Sénégalais regardent donc la télévision ou des vidéos sur Internet. Comme les films, les programmes de divertissement au Sénégal ont longtemps été dominés par les productions étrangères, notamment les telenovelas sud-américaines, doublées en français. On assiste pourtant depuis quelque temps à une multiplication des productions locales, interprétées en wolof. Car si le français est la langue officielle du Sénégal, le wolof […]

Avenel Rolfsen

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