Si Paul Biya prend sa retraite en 2018, le Cameroun se portera-t-il mieux ?

Rien n’est moins sûr en terre camerounaise compte tenu du caractère particulièrement diviseur et destructeur du Camerounais en général. Et ce, depuis la prise de pouvoir du président Paul Biya en 1982 à ce jour. Les actes posés par des Camerounaises et Camerounais, hier comme aujourd’hui font froid sur le dos.

Parce que le Camerounais en général voit en son compatriote, un ennemi potentiel, qu’il doit se méfier voire combattre.

Souvenons-nous:

la dépouille d’Ahmadou Ahidjo, premier président camerounais est toujours en 2018 au Sénégal, pour quelles raisons ?

 Paul Biya, après le coup d’Etat manqué ou inventé contre lui en 1983, a ouvertes grandes les portes de son Palais, il a confié des responsabilités aux Camerounais originaires des dix régions du pays : les communautés, Beti, Douala, Bassa, Bamiléké, Haoussa, Anglophone, avec une préférence aux Beti de son village, soit cinq postes ministériels en trente six ans de pouvoir biyaïste, un record

– la nomination de cinq ministres originaire d’une seule région du Cameroun, la sienne, c’est un tribalisme étatique de fait, comme le pensent les Camerounais d’aujourd’hui

– ces ministres, directeurs généraux, ambassadeurs et conseils spéciaux, et ceux des dix autres régions du Cameroun, une fois en postes, sont devenus de redoutables hommes d’affaires, des pilleurs des richesses naturelles du pays et de l’argent public du contribuable camerounais, ces derniers investissent à l’étranger et non au Cameroun

 ces mauvais camerounais originaires des dix régions du pays, détruisent toutes les actions de développement du Cameroun et participent à la clochardisation du peule camerounais, comme on le sais aujourd’hui, grâce aux révélations de Georges Gilbert Baongla, président du parti d’opposition camerounais, les républicains et fils ainé du président Paul Biya

– le Cameroun est aujourd’hui profondément divisé, appauvrit, les Camerounais font la promotion de la culture de la division et de la haine entre eux, et leurs enfants prennent le relaye

– une culture qui les conduira, si rien n’est fait, dans une guerre civile oubliée comme on en trouve dans certains pays du continent, la fin d’une nation pourtant bénie des dieux batous

 Paul Biya, en nommant et en maintenant en fonction des années durant, les ministres directeurs généreux incompétents ou non, pilleurs et destructeur de la nation camerounaise a, largement participé au « complot contre le Cameroun » qui s’appauvrit de jour en jour, à cause de l’impunité et de la mauvaise gouvernance généralisée

– Aujourd’hui, à cause de la culture de la division et de la haine en promotion dans le pays de Mongo Beti, du président Ahmadou, Ahidjo et de Samuel Eto’o fils, relayées par certaines communautés camerounaises qui ne demandent qu’en découdre avec d’autres communautés du pays

– par exemple « Moi, je suis Sawa originaire du Congo », sous entendu que je n’ai pas à me mélangé avec vous autres, les Bassa, Beti etc , on va où avec ça en 2018 ?

– les ministres et directeurs généraux qui ne remplissent pas leurs missions depuis des années dans l’administration camerounaise, comme le président Paul Biya l’a souvent rappelé dans ses discours, sont curieusement et toujours en postes au Cameroun en 2018, de qui se moque-t-on ?

 l’opération épervier est un leurre, tenez, certains criminels économiques sont en prison, d’autres en liberté au Cameroun

 allez comprendre quelques chose dans la galaxie du président Paul Biya

– résultat : le Cameroun est à ce jour un géant aux pieds d’argiles ; une économie fragile, un pays endetté, deux conflits, Boko Haram et la crise anglophone

– c’est peu de dire que le Cameroun est au bord de l’explosion de fait. Mais, comment s’en sortir en 2018 ?

La réponse est à la fois aux mains du futur président camerounais et aux Camerounais qui aiment ce pays et qui posent des actes de constructions concrets et non aux lâches bavards camerounais de l’ancien monde.

Pour le Cameroun et son avenir…

Si Paul Biya, décide de prendre sa retraite bien méritée en 2018, le Cameroun ne se portera pas mieux tout du seul. Parce qu’on n’efface pas trente six ans de culture de la division, de la haine entre Camerounais, jalonnées de corruption et de méchanceté en un seul jour.

C’est un long processus qui durera au moins deux générations, si on fabrique à travers le civisme, le nouveau camerounais sur les méthodes du monde moderne. C’est à dire l’enseignement de la culture patriotique, le respect du travail de l’autre, la courtoisie, la solidarité, le respect du bien public, la fierté de brillé par un travail bien fait, enfin le bon sens humain et républicain.

Le futur président camerounais de demain, troisième génération des présidents du pays, doit être un homme de grande culture, qui aime profondément son pays et son peuple, rassembleur, honnête, généreux, travailleur, il doit enfin être sans pitié avec les mauvais camerounais.

C’est ainsi que le Cameroun et son peuple retrouveront leurs lettres de noblesses des années 70, sous le reine du premier président camerounais Ahmadou Ahidjo.

Par Africa24monde, Écrit par Dr Mathieu Mbarga-Abega, journaliste politique et écrivain-Paris

https://africa24monde.com/actualite/view/si-paul-biya-prend-sa-retraite-en-2018-le-cameroun-se-portera-t-il-mieux.html

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