Sida : cinq pays d’Afrique ont fait reculer l’épidémie

Les Etats-Unis ont annoncé que leurs investissements dans la lutte contre le VIH iront en priorité aux 13 pays capables de mettre fin à l’épidémie.

Le continent africain poursuit ses efforts pour contrôler l’épidémie de VIH. Selon les dernières données du PEPFAR (le plan présidentiel américain d’urgence contre le Sida), le combat contre la maladie commence à porter ses fruits au Lesotho. Ce petit pays d’Afrique australe pourrait complètement contrôler l’épidémie en 2020. Des résultats tout aussi encourageants ont été salués il y a 9 mois au Malawi, Swaziland, Zambie et Zimbabwe.

Les registres du Lesotho indiquent que plus deux-tiers des personnes séropositives âgées de 15 à 59 ans présentent une charge virale indétectable. Un point essentiel dans la lutte contre le VIH car elle réduit les risques de transmission du virus. Cela montre également que la population a un meilleur accès aux antirétroviraux. Autant de progrès qui n’auraient pas pu être réalisés sans l’investissement des Etats-Unis, soulève le PEPFAR.

Mais ce programme d’aide est aujourd’hui menacé. Alors que le président Donald Trump voulait voir son budget réduit d’un milliard de dollars, le Congrès a réussi à le maintenir à 6 milliards de dollars. Mais la Maison Blanche  n’a pas dit son dernier mot.

Ce mardi, le secrétaire d’Etat Rex Tillerson a annoncé que les financements iront en priorité aux 13 pays qui ont les plus grandes chances de faire reculer l’épidémie d’ici 2020. Il s’agit du Botswana, la Côte d’ivoire, Haïti, Kenya, Lesotho, Malawi, Namibie, Ouganda, Rwanda, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.

Des coupes budgétaire qui inquiètent

« L’administration reste profondément engagée dans la lutte contre le Sida et souhaite démontrer de réels résultats pour chaque dollars dépensé », a déclaré REX Tillerson dans son rapport.

Pour l’heure, les Etats-Unis n’ont pas précisé les programmes qui allaient connaître des coupes budgétaires, mais ils ont assuré que plus de 50 pays continueraient à bénéficier de leurs investissements.

Reste que ces annonces inquiètent les experts. La semaine dernière, la Fondation Bill et Melinda Gates a  prévenu que des coupes budgétaires, même modestes, auraient un effet dramatique. Une crainte confirmée par une étude internationale présentée fin août dans Annals of Internal Medicine qui a montré que le nombre de morts augmenterait considérablement, ainsi que le nombre de nouvelles infections.

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