Silence, la transhumance continue de plus belle !

Benno Leaders imagesEt la cheville ouvrière de l’opposition dans tout cela : l’éternelle oubliée ? Reparlons donc de l’homme le plus intègre de tout l’échiquier politique. Nous en avions déjà beaucoup parlé de lui, mais cela ne nous paraît pas suffisant.

Qui est-il vraiment ?

Ancien pensionnaire de l’institution, bien connue, un établissement que nous connaissons, pour y avoir été comme Enfant de Troupe, portant le célèbre nom du Gabonais, Charles N’Tchororé, le prytanée Militaire de St Louis du Sénégal, dont il a été exclu et enroulé de force dans l’armée Sénégalaise, il se présenta en candidature libre au baccalauréat qu’il réussit.

Il a été ministre de l’Environnement dans le gouvernement d’Habib Thiam, ministre de l’Énergie et des mines dans celui de Moustapha Niasse en 2000, puis vice-président de l’Assemblée nationale.

Alors, il est tant de parler d’un symbole que personne n’ignore dans le gotha politique. Nous avons reparlé de lui dans notre ouvrage « Sénégal-Ahmadou Diop : auteur chez Edilivre, paru en avril 2012.

Une icône qu’on ne présente plus aux sénégalais. Car parler de la grandeur d’un leader de la trempe de son espèce, est une chose, mais le défendre, c’en est une autre, mais lorsqu’il s’agit d’une qualité rare telle que lui, c’est peut être un plus dont le blason et le bilan restent incontestablement excédentaires. C’est le moins qu’on puisse dire, au point de vue de la morale. Il ne s’agit pas ici d’un portrait idyllique, ni d’une invention sur une légende, supposée, tant s’en faut. C’est tout simplement une vérité absolue jusqu’à preuve du contraire. Le citoyen sénégalais est très critique sur les comportements de certains chefs de partis plus où moins mouillés lourdement dans des affaires rocambolesques, à un moment de leur existence, quand ils occupaient des postes de responsabilité politiques, mais lui, peut-on, pour autant, le mettre dans le même registre ? Nous ne le pensons pas. Nous ne faisons pas du prosélytisme, soyons clairs ! Ce n’est pas notre vision des choses. Il ne s’agit que de dire la vérité, rien que la vérité pour éclairer la lanterne des Sénégalais sur les intentions et l’amour d’un homme au service de son pays. Non plus, nous ne faisons ni de la gymnastique intellectuelle, en versant dans une litanie d’élucubrations fumantes, tendant à semer la diversion au sein de Benno. Loin s’en faut.

Un homme à part dans l’échiquier politique du Sénégal. Un homme humble et de retenue, aux âmes bien nées, contrairement à certains que nous n’avons pas besoin de citer ici. Il ne se renie point, ni mange dans tous les râteliers. Il est au diapason des intérêts vitaux de la république quand celle-ci est menacée par une poignée d’imposteurs habiles à l’habillage trompeur. La moindre fausse route n’a jamais été décelée chez lui de près où de loin. Un bon cru comme diraient les Bordelais. Un bon capitaine qui mène les troupes à la victoire finale, tant que nous comptons sur lui. Il est et restera la cheville ouvrière de l’alternance dont il a été un élément capital de ceux qui sont bien perchés là –haut tout haut, et qui promettaient plus qu’ils n’en faisaient dans les faits, lorsqu’ils sont aux manettes. Aucun doute sur ce point. Les avis sont unanimes sur ce point. La moindre contradiction ne puisse nous être apportée sur ce point précis.

Nous sommes bien au coeur de l’opposition des tripes, oui l’opposition de gauche, aux bras d’aciers, celle qui dit non, quand il le faut, celle qui n’a rien à se reprocher, depuis qu’elle a été virée du premier gouvernement de l’alternance, excellant dans les galéjades, qui a voulu ternir son âme, a claqué la porte par conviction. Oui, cette opposition, vectrice de progrès, dirigée par le même homme, cet homme là, vous le connaissez, sûrement, pour son engagement indéfectible pour le pays, regardons donc autour de nous, il ne passe pas inaperçu, un solide gaillard à la tête bien pleine, dont on n’achète pas la conscience.

C’est bien cet homme là d’honneur dont nous avons besoin pour mettre la démocratie sur les rails, cet homme du refus, un archétype du microcosme politique, non moins, convainquant par son franc-parler, intransigeant avec ses valeurs, mais comme au Sénégal, le vote n’est pas totalement politique, ni éthique, mais plus plutôt régionaliste, sectaire, ethnique, par essence , dans une démocratie biaisée, comme toujours, il ne peut dépasser ce faible score, que nous savons, à moins que cette fois –ci, on corrige le tir pour en remorquer le profit, général, pour le bonheur et l’avenir du pays, cet homme là, est bien Abdoulaye Bathily.

Il est passé maître de l’éthique morale de la République, un homme aux idées sûres et fertiles, au passé comme au présent actifs. C’est donc un homme d’honneur de conviction dans sa nature et ses tripes, pouvant faire la différence dans ce pays là où les rats foisonnent à tout vent. Il ne fait pas de la dentelle, car c’est un factionnaire de principe, quand les autres sont transmués en serpents venimeux, jetant leur venin mortel sur des innocents, refusant d’être étrillés par la vague bleue et de la part du gain facile, toujours prompt à mener le Sénégal vers des lendemains meilleurs que ce nous avons connu jusqu’ici. Il a une crédibilité plus forte, plus tenace que tout autre. Il a fait l’armée et il sait ce que c’est. Il a souffert et souffre de l’ostracisme ambiant. Si la droiture menait directement au palais, il y a fort longtemps qu’il y soit.

Aucun démenti probable, cinglant ou probant ne viendrait nulle part, même ses adversaires les plus tenaces ne pourraient apporter la moindre faille, pouvant contredire nos propos sur cet homme aux compétences prouvées, à moins qu’ils soient de mauvaise foi dans leur nature. Nous pouvons changer avec lui, changeons donc pour un Sénégal qui gagne, triomphaliste et prometteur ! Voilà pourquoi nous avons choisi notre camp, celui du progrès pour un Sénégal meilleur dans son avenir !

Aujourd’hui, comme hier, Abdoulaye Bathily, l’indocile sentinelle de la république, qui n’est demandeur de rien, n’échappe pas aux tirs groupés des opportunistes, convertis en vulgaires marchands d’illusions, déclarés, à la recherche de strapontins, en échange du retour de l’ascenseur.

Silence radio, “tey jii la walo gueuneu ay”-rien n’y fait. La pathologie décriée, continue de plus belle dans ce pays comme si rien n’était ! Le mal va en pis et tant pis ! Les sinécures de la république en sont sûrement pour quelque chose. Le changement tant souhaité est-il pour maintenant ou rejeté sine die ?

Mais où sont donc nos valeurs d’antan dont on s’enorgueillit tant ?

Hypocrisie quand tu nous tiens. Sont-elles inscrites dans les poubelles ? Au rythme où vont les choses, le climat délétère sera bien pire que ne l’était celui d’hier.

Ou y a-t-il un lien direct avec les audits audibles à haut débit ?

Il semble que ce soit bien le cas. Une arme à double tranchant. Amnistier à la fois les coupables et les obliger à se mouler sous l’escarcelle de la nouvelle équipe du moment. Dans ces conditions, on dépoussière les vieux schémas pour des desseins sournois. L’entrisme pluriel nécessairement rentable à la pelle semble être la règle d’or du socle de la démocratie tropicalisée. Le nouveau venu ne manque pas de qualités, sauf des défauts, même s’ils ont existé, il faudra bien les omettre, quitte même à les éviter à tout prix, de façon complaisante pour plaire et à dessein d’être béni par l’imam de l’heure, tant les superlatifs, les hyperboles, les anaphores chroniques de la démesure sur fond d’adrénaline, dépassent la rationalité de l’entendement. On se croirait sur une autre planète. Peu importe donc. C’est le sauve-qui peut au nom de la charogne. Tout ce beau monde, à l’exception d’un petit nombre respecté et respectable, moralement, ne vaut pas un seul souci.

Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, le scandale de « l’affaire Moustapha Cissé Lô » ou la bataille du perchoir, cache bien un autre scandale, celui de la transhumance, reléguée au second plan, silencieusement organisée, comme pour faire avaler la pilule mortelle estampillée d’un entrisme magistralement substantiel à chaque magistrature. L’opéra de la transhumance passe sous silence au regard de la morale. Depuis mars 2000, les mêmes transhumants serviles du pds broutent, émigrent, sans retenue, vers la nouvelle prairie libérale, certifiée conforme à l’original.

A l’inverse, ceux du PS et l’AFP, toujours fidèles, coriaces, et plus cohérents, sont portés constamment au pinacle, si ce n’est l’éternel débat sur les mêmes, à savoir Moustapha Niasse, Ahmat Dansoko, Ousmane Tanor Dieng qu’on cherche à enterrer par tous les moyens, fussent-ils indignes au plan moral, malgré leur apport palpable sur ce qu’il est convenu d’appeler Bennoo bokk yakaar. Est-il acceptable de les dénigrer systématiquement pour un oui ou pour un non, en demandant à la fois leur service ?

Le combat continue !

par Ahmadou Diop

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