Sit-in de l’Intérieur:Rien ne pourra empêcher à l’opposition de manifester sauf…

L’opposition réunie autour du Front de résistance nationale tiendra son sit-in, ce mardi, devant le ministère de l’Intérieur si l’on se fie aux déclarations d’Assane Ba, membre du comité du Parti démocratique sénégalais (Pds). « Sauf une forte pluie qui interdirait la mobilité des citoyens sénégalais, nous avons prévu de tenir notre sit-in, le mardi 4 septembre, à partir de 16 heures à la place Washington devant le ministère de l’Intérieur », a confié M. Ba joint au téléphone par Seneweb.
A l’en croire, avec ou sans autorisation. « Nous sommes dans un régime déclaratif. Aujourd’hui il suffit simplement de vouloir faire une marche ou un meeting, la loi vous demande simplement d’avertir l’autorité administrative trois jours avant le jour de la manifestation. Maintenant, il appartient à l’autorité administrative de prendre les dispositions idoines pour sécuriser les personnes et les biens. Donc, nous n’entendons pas ne pas exercer un droit qui nous est donné par la charte fondamentale de notre pays. Je ne vois pas ce qui pourrait nous empêcher de tenir ce sit-in », a expliqué Assane Ba.
Il est revenu sur les trois éléments qui motivent leur sit-in. Selon lui, le premier élément a trait à l’abandon de la « loi scélérate sur le
parrainage » qui n’est rien d’autre qu’un système de filtrage et de recalage de citoyens sénégalais candidats à la présidentielle de 2019.
Le deuxième, poursuit-il, est relatif du fait que l’opposition n’a pas encore accès au fichier électoral comme le prévoit la loi électorale notamment en son article L48. « Il faut que nos experts qui ont été commis par l’opposition puissent voir le fichier. Ils nous le refusent sous prétexte qu’il faut attendre 180 jours ou 200 jours », dénonce Assane Ba. Qui renseigne que le troisième élément qui commande leur sit-in devant à la place Washington est corolaire à la récusation du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye par l’opposition. « Nous n’avons aucune haine contre sa personne mais c’est la fonction », précise-t-il.
S’exprimant sur la révocation du maire de la ville de Dakar Khalifa Sall, Assane Ba soutient que « ce décret est illégale et qu’il est nul et de nullité absolue ». Selon lui, dans l’histoire politique sénégalaise, il y a eu des personnes qui ont été révoquées mais pas de cette manière. « C’est le marteau du pouvoir qui s’abat sur le maire de Dakar parce que simplement qu’ils ne veulent pas que Khalifa Sall exerce son droit d’être candidat à la présidentielle de 2019 », déplore-t-il.

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