Sorano 1ère édition du Festival d’échanges interculturels : Une bagarre entache la cérémonie de cloture

Daara J FamilySe fixant comme objectif la promotion de la paix et le rapprochement des Peuples, la 1ère édition du Festival d’échanges interculturels s’est terminée sur une note peu joyeuse samedi passé à Sorano. En effet, une bagarre a éclaté à la fin du concert de Daara J Family entre des jeunes très excités.

Ces échauffourées ont entaché l’image que Barbara et Ravi, artistes suisses, se sont fait du Sénégal.

Invités par Brick de Genève et Dox Jam, les 2 organisateurs du Festival d’échanges interculturels, Barbara et Ravi, les deux artistes suisses ne vont certainement pas garder une bonne image du pays de la téranga.

La faute ?

A des jeunes inconscients qui s’en sont venus aux mains après une bousculade pour sortir de Sorano. A la fin de la cérémonie de clôture, le public s’est rué à la porte de la salle mythique pour sortir en premier.

Conséquence : Le service de sécurité était débordé. Cela a entraîné des échanges peu «catholiques». A peine sorti des locaux de Sorano, une bagarre éclate.

Un groupe de 5 personnes s’en prend à un jeune homme. Blessé au visage, il sera aidé par les agents de sécurité qui l’extirpent du cercle que ses bourreaux ont formé. 

Pourtant, rien ne laissait présager une telle fin, au vu du spectacle proposé. Les pensionnaires de l’Empire des enfants pour la cause se sont transformés en véritables virtuoses. Accompagnés par un guitariste, les bambins ont régalé l’auditoire.

Entre un mélange de fausses notes, des envolées majestueuses et des voix crispées, le groupe de l’Empire des enfants a rendu une copie mitigée. Mais conscient de l’effort fourni, Sorano n’a pas cessé de les encourager. 

Après cette parenthèse exaltée, Ravi Amunugama, maître conférencier, est venu apporter un cours sur l’estime de soi. En veste, Ravi s’est déshabillé sur scène pour épouser la «rue». Casquette noire sur la tête, tee-shirt blanche, short vert assorti de ses baskets rouges, Ravi, en mode «swagg», captive l’assistance qui était majoritairement habillée de la sorte. Ce maître conférencier a invité la jeunesse à l’entreprenariat.

Après cet échange verbal, la musique reprend ses lettres de noblesse. Barbara, chanteuse suisse, a entrepris un voyage vocal dans les hautes montagnes suisses. Pour un Sénégalais bercé dans le «mbalax», la différence se fait sentir dès les premières notes. Le changement des timbres de voix est saisissant. Avant cette performance vocale, Barbara avait pris le soin de draguer le public sénégalais en chantant l’hymne national. 

Si la prestation de Barbara a ravi le public, celle de Daara J Family a carrément fait bouger la salle. Avec un orchestre, Fada et Ndongo ont revisité le passé. Sur la centaine de morceaux qui composent leur répertoire, Daara J Family a fait sien l’objectif du festival. Du flamenco au reggae, en passant par le rap, sans oublier le blues, Fada et Ndongo ont prouvé leur talent de musiciens. Ils ne jouent pas de la musique, ils sont musiciens.               

Malick GAYE

Stagiaire

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*